Mon avis sur la lecture de l'Abyssin par Jean-Christophe Rufin

Vous le savez peut être désormais, j'ai tendance à beaucoup apprécier les contes et ce roman n'en n'est pas véritablement un en fait… Alors pourquoi j'introduis ma note de cette manière me direz vous ? Tout simplement parce que tant bien même que ce n'est pas un conte, il s'agit malgré tout d'une histoire qui s'y apparente. Une histoire d'amour impossible à la période de Louis XIV – je réalise en écrivant les quelques mots que ca sonne comme le roman"pourri" de votre été mais en vérité, il s'agit d'une véritable épopée qui d'ailleurs a reçu le prix Goncourt du 1er roman. Ce que j'ai aimé dans ce livre et bien au delà de la jolie histoire d'amour (je ne suis pas une midinette), c'est bien toute la fresque, l'histoire racontée qui vous transporte et les valeurs défendues (un véritable plaidoyer contre le racisme, la différence de classes et l'intolérance) – les 700 pages se dévorent ! Le ton est d'ailleurs remarquable et j'aime beaucoup l'humour distillé tout au long du roman. J'aime aussi le fait qu'il ne s'agisse pas uniquement d'un roman historique mais également d'une fable. Je crois que j'aurais détesté retrouver un ensemble de détails historiques liés à une recherche de l'auteur. D'ailleurs, les commentaires sur Amazon ne tarissent pas d'éloges (13 sur 16 ont mis la note maximale).

Le pitch : "Louis XIV n'a jamais rencontré le Négus, le mythique roi d'Éthiopie mais il y eut bien entre les deux souverains des contacts diplomatiques. Un ambassadeur fut envoyé par le Négus à la cour du Roi Soleil. C'est en se fondant sur ce fait historique que Jean-Christophe Rufin bâtit son premier roman, l'aventure extraordinaire de Jean-Baptiste Poncet, traversant les déserts d'Égypte et les montagnes d'Abyssinie avant de se retrouver à Versailles, un peu dépaysé mais sans rien perdre de son inépuisable ingéniosité. L'enjeu est de taille puisque l'Éthiopie est l'objet de la convoitise des jésuites, des capucins et de pas mal d'autres qui, sous prétexte de servir Dieu, mettraient volontiers le pays sous leur coupe. Ayant compris le résultat désastreux que sa mission pourrait entraîner, Poncet décide de tout faire pour sauvegarder la liberté et les mystères de l'Éthiopie. Derrière un récit captivant, dans une langue héritée de Voltaire et Diderot, se cache une réflexion tout à fait actuelle sur le fanatisme et la liberté des peuples".

Je vous conseille donc vivement cette lecture qui fait désormais partie des "mes classiques" et par cette note je remercie aussi vivement celle qui me l'a fait découvrir.

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Créé avec amour par Grégory Pouy

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