Politiques et paillettes


Est t’il encore possible en France pour un politique de ne pas passer dans la presse people ?


Aux Etats-Unis, c’est déjà très répandu, les américains s’intéressent de près (trop près ?) à la vie de leurs politiques, au même niveau que de leur star du moment. Ainsi, nous nous souvenons très bien de la débâcle du pauvre Bill Clinton jugé pour s’être admis un "petit plaisir" avec une assistante de la maison blanche qui s’avérait être une pompe à fric (excusez le jeu de mots douteux , je n’ai pas pu m’empêcher ;-). Jamais en France une telle chose n’aurait pu arriver, alors que nous connaissons tous l’appetit sexuel de François Mitterrand ou bien de Jacques Chirac. Mazarine n’est tout de même pas passé inaperçu mais cependant, ce n’est pas un critère pour les français. Cependant, avec cet été, l’arrivée dans tous les magazines de la vie de couple de Nicolas Sarkozy ou encore plus récemment de la fille de Dominique de Villepin (mannequin, étudiante, jet setteuse…) dans le magazine Elle, on peut se demander dans quelle mesure la vie familiale de nos politiques ne va pas entrer de plus en plus en considération dans les choix politiques de demain. Ce serait bien entendu une mauvaise nouvelle, dans la mesure où cela signifierait un intérêt moindre pour ce pourquoi nous les élisons et les payons ! Aux Etats-Unis, clairement, en dehors de la vie de leur ville, la majorité des américains ne se soucient guère de ce qui peut se passer même dans leur propre état, alors au niveau du pays, autant dire qu’ils sont perdus (elle est où déjà cette frontière entre la France et la Chine ????).

Même en France ce type de magazine devient un support qui ne peut plus être ignoré des politiques, et je ne parle bien sur pas des photos annuelles de la famille présidentielle dans Paris Match. Les gens veulent des coups d’éclats, ils veulent savoir, parce que ca les intéresse ! Je crois qu’heureusement notre culture de "vieux" pays nous oblige dans une certaine manière à s’intéresser aux vraies questions politiques et dans ce cas, la presse à scandale n’est plus que relayée au rôle de médias supplémentaire. Nous verrons bien qui de nos présidentiables saura le mieux l’utiliser…. A suivre donc !

0 vue

Créé avec amour par Grégory Pouy

Très rarement j'envoie des newsletters