Le futur de l'économie : Michael Jackson avait-il raison ?

Alors que je suis en train d'écouter en random sur Spotify "Heal the world, make it a better place" de MJ,  je lis l'article de Fast company intitulé "Dans la future économie, les entreprises devront créer plus que du profit" qui est en fait une chronique de Umair Haque autour du livre qu'il vient de publier et qui s'intitule "Betterness : Economics for Humans". Ca ne s'invente pas… Voilà pour ce qui est du titre un peu "original" j'en conviens mais comme ça, vous avez le contexte auditif de l'écriture de cette note et vous pouvez même la lire en écoutant le morceau. Bref, pour revenir au sujet, car il me semble intéressant d'en discuter, je lis de plus en plus de papiers sur la Harvard Business Review et de nombreuses revues très sérieuses, sur le rôle des entreprises dans l'économie globale et sur la meilleure manière d'envisager le business et d'être profitable voire tout simplement continuer d'exister. Vous l'aurez compris, il s'agit évidemment d'aller plus loin que la vision du profit court terme qu'impose les marchés boursiers. Ce qui est intéressant ici, c'est qu'à moins que tout le monde est mangé des bisounours en 2011 (ce dont je doute), les analystes tombent relativement d'accord. Et cela se coordonne d'ailleurs avec les sociologues et autres personnes spécialisées dans les médias sociaux : il faut redonner du sens ! Dans une société où les valeurs disparaissent (déclin de la religion (même si c'est relatif en fonction des religions), anonymat forcé par la ville, éclatement des familles…), les consommateurs ont besoin qu'on leur redonne du sens et des valeurs. Même si j'aime beaucoup l'idée de débuter l'année par une note qui semble utopiste, le but est surtout de dire que finalement les consommateurs ont besoin de s'y retrouver et qu'il ne faut pas les considérer plus idiots qu'ils ne le sont. Bien sur qu'en période de crise le prix est un facteur déterminant mais tout n'est pas question de prix, il s'agit aussi de faire des choix qui parfois n'ont pas de conséquences positives sur la marge à court terme, de financer des actions qui ont du sens tout en cohérence avec les valeurs de la marque. Valeurs de marque trop souvent relayées au "brand book" (souvent réalisé par une agence c'est dire…) et souvent très similaire d'une marque à l'autre (responsable, authentique, innovante…). Que l'on ne s'y trompe pas, aller dans le sens du bien commun, quitter la logique de business court termiste va malgré tout dans le sens du business sur le long terme, une nouvelle forme de business. Comme le dit Brian Solis dans son dernier bouquin, les dirigeants font partis du problème qu'ils sont en train d'essayer de résoudre. Des marques l'ont déjà compris comme Harley Davidson qui, par exemple, a su renoncer à des profits court terme avec Buell afin de perpétrer leurs valeurs de marque et ne pas se traverstir…. d'autres en sont très très loin… Commençons donc l'année sur une note positive en espérant que les dirigeants aillent doucement dans cette direction.

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Créé avec amour par Grégory Pouy

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