langage SMS, Kezaco ?


Mais qui dit intérêt, dit recherches un peu plus approfondies, dit temps…..

Le SMS est LA « killer application » pour les opérateurs mobile, le principe est simple : envoyer un message écrit en 160 caractères de téléphone à téléphone (comme les bons vieux tatoo en fait).

La problématique a été ensuite de pouvoir dire un maximum de choses dans le cadre de ces 160 caractères et ainsi est né un nouveau style télégraphique : le langage SMS.

Il s’avère d’après des études très sérieuses que le langage SMS permet aux jeunes de s’identifier à un groupe pour 2 raisons principales, la 1ère bien sur étant de pouvoir rester en contact quasi permanent mais également d’utiliser un langage que les autres (les adultes principalement) ne comprennent pas. Et rien de tel pour s’identifier à une communauté que de s’inventer un dialecte compris de ses seuls membres.

C’est d’ailleurs auprès de la cible des adolescents que le SMS connaît son plus grand succès.

Cependant, des linguistes nous font remarquer que cela n’a rien de nouveau puisque les petits billets (à l’école par exemple) ont toujours fonctionné de la sorte (avec peut être un vocabulaire moins établi malgré tout) et pour autre exemple, dans la langue anglaise le « U » a fini par s’imposer face au traditionnel « You ».

Ce langage est un véritable phénomène de société qui fait beaucoup parler :

Quand certains écrivent un livre dans ce langage, d’autres montent un comité de lutte contre ce dernier.

Et puis les sociétés commencent à l’intégrer comme on le découvre sur ce blog passionnant, des entreprises comme les pages jaunes le reconnaissent désormais.

Même la convention européenne a été traduite en langage SMS..

La véritable crainte (en tous cas en ce qui me concerne), c’est que ce langage est désormais utiliser pour les autres supports (papier, mail) qui ne le nécessitent pas. Il est possible d’utiliser les 2 «langues » quand on maîtrise parfaitement l’une d’entre elle (ici le français) mais ce n’est pas forcément le cas des jeunes qui les apprennent en même temps.

Personnellement, j’aurais tendance à vouloir identifier un risque d’analphabétisation à moyen terme, mais pour le moment les linguistes ne sont pas si alarmistes et préfèrent voir venir et ainsi décider si ce nouveau langage enrichi ou pollue notre si chère langue.

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Créé avec amour par Grégory Pouy

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