La mort des études clients ?

Ok, le titre est super tapageur, mais en fait, je profite d’un article publié sur advertising age pour écrire cette note que j’avais en tête depuis un petit moment. Les entreprises font beaucoup appels à des instituts d’études pour mieux comprendre leur marché : – Etude quali : face à face ou en groupe – les gens sont amenés à s’exprimer sur des questions – l’idée ici est de tester des concepts, d’avoir des "insight" – Etude quanti : questionnaires auxquels vous répondez dans la rue – l’idée ici est de récupérer des données quantitatives : les femmes de telle CSP sont plus à même de… Ce type d’études coutent très très cher (compter environ 70 K€ pour un quali et 50 K€ pour un quanti (bon évidemment après ça dépend de l’étude et de sa complexité). Ce qui est clair et qui ressort dans l’article d’advertising age, c’est que les instituts d’études sont vraiment mis sur la sellette à travers le web 2.0 et l’opportunité inédite qu’il offre aux entreprises d’écouter les consommateurs qui s’intéressent à sa marque. En effet, si on y réfléchi, les études sont montées de telle manière que la marque va finalement "juste" trouver ce qu’elle cherche alors que la vérité est peut être ailleurs. Si je vous donne un exemple débile : j’ai une entreprises de yaourts, je vous demande si vous aimez les glaces et si vous seriez prêt à en acheter si je décidais d’en produire. Vous pourriez me répondre "oui" mais vous penseriez peut être aussi que vous préfériez encore plus que j’améliore la recette de mes yaourts ou encore que je lance autre chose. Une étude vous donnera difficilement ce genre de retour car vous allez interviewer des gens en les payant pour qu’ils vous fassent un retour tandis qu’en écoutant les consommateurs qui s’intéressent vraiment à votre marque, l’info arrivera tout naturellement. Une plateforme de feedback 2.0 comme j’ai déjà eu l’occasion d’en parler ici peut permettre par exemple d’avoir une vraie image de ce qu’attendent les clients de votre marque. Des responsables de hauts vols (Procter & Gamble ou encore Unilever) se sont posés sur la question et en arrive tous à la même conclusion : "je ne sais pas si nous aurons vraiment le choix de ne pas abandonner les études traditionnelles" nous explique Donna Goldfarb, VP-consumer and market insights for Unilever Americas. Et d’enchaîner : "Nous continuons de torturer les consommateurs avec des techniques de recherches du temps passé et reberbatives. Mais dans notre business, l’ensemble des cadres dirigeants sont frustrés par ces méthodes " Ainsi ces entreprises se retrouvent pour discuter de l’évolution des études, vaste sujet, car effectivement, à travers le web 2.0 ce n’est pas seulement la pub qui est remise en question. Artie Bugrin, senior VP-research and sales for ESPN, d’appuyer : "vous ne pouvez pas demander aux gens ce qu’ils veulent, car ce qu’il y a une différence entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font tout simplement. Nous pouvons améliorer nos lancement marketing en écoutant un peu plus tout simplement de manière passive".

Clairement le métier des études va être largement secoué par ces évolutions, d’ailleurs certains instituts se sont déjà bien positionnés sur ces nouvelles méthodes. Je pense qu’encore une fois cela devrait redistribuer les cartes !

Written by Reina <-_-> I’m still alive, please come and help me….

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Créé avec amour par Grégory Pouy

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