(Et si) la mort annoncée de Facebook…

Comscore vient d'annoncer que 9% de l'ensemble de l'audience du web était aspirée par Facebook, je trouve personnellement qu'il n'y a pas chiffres plus éloquent pour démontrer la puissance qu'à pris cet outil/reseau social en 5 ans. Pourtant, on commence déjà à voir des mouvements qui pourraient affaiblir ce géant grandi si vite : – Des gens commencent à se désintéresser (au niveau personnel) de Facebook, – De plus les marques y vont pour faire leur com et pour la plupart qui arrivent avec des méthodes "classiques",  elles détruisent la poule aux oeufs d'or – De plus en plus de monde est dessus ce qui rend Facebook un peu moins "cool" (surtout quand il s'agit de ses parents) – Les gens commencent à réaliser l'implication que cela a sur leur propre e-reputation

Cependant, cette note n'a pas pour objectif d'annoncer la mort de Facebook (on en est loin) mais plutôt d'essayer une prospective sur la manière dont  les entreprises pourraient réagir si Facebook tombait déchu. La problématique est intéressante dans la mesure ou les bases de données ne sont pas possédées par les marques alors que ces dernières investissent de plus en plus massivement dans la communication sur cet espace. Qui dit fin de Facebook dit début d'un autre (ou plusieurs) autres espaces, l'enjeu sera donc de retrouver ses petits dans ce(s) dernier(s).

Il y a plusieurs types d'entreprises sur Facebook et pour chacune la réaction serait évidemment différentes : 1. Les entreprises qui n'y ont pas investi (la majorité quand même) 2. Les entreprises qui y ont une présence mais sans s'être investi 3. Les entreprises qui ont décidé d'y faire du commerce et de la promo 4. Les entreprises qui ont décidé de construire une vraie relation avec leurs fans 5. Les entreprises qui ont décidé de reproduire leur site web avec une touche de "relationnelle" (social media washing comme le dirait Cédric)

Cas 1 & 2 : les entreprises qui ont pas ou peu investi

Pour elles, pas de problème et sans doute qu'elles se féliciteront de ne pas avoir dépenser d'argent dans cet espace décidément trop à la mode mais pas assez pérenne. C'est sans doute oublier un peu trop vite le R.O.N.I (Risque Of Non Investment) car elles auraient dans le même temps eu beaucoup à gagner et construire et d'ailleurs ont sans doute rater des opportunités vis à vis de leurs concurrents…

Cas n° 3 : les entreprises qui ont décidé d'y faire du commerce et de la promo Même si l'on parle énormément du relationnel à créer entre les marques et les internautes, il ne faut pas oublier que de nombreux internautes vont sur les pages Facebook pour y trouver de la promo. Pour ces marques là, la meilleure technique est de recouper la base de données mailing avec la base de fans et de voir qui fait partit des deux. Ensuite, il faut s'appuyer sur la page Facebook mais également sur l'ensemble des supports disponibles pour renvoyer les clients vers un nouvel espace. Pour ce faire une prime à ceux qui y arrivent les premiers et une promotion pour les autres. Les fans sont là pour ça, il est donc simple de les transvaser d'un espace à l'autre à mon sens.

Cas n°4 : les entreprises qui ont décidé de construire une vraie relation avec leurs fans Autant se le dire, ça reste la minorité des marques car généralement sous couvert de relationnel, elle reste très centrée sur elle même malgré tout. Cependant, pour celles qui auront réussi à construire cette relation, auront développé leur base de fans de manière "organique" (sans faire de pub massive ou de promos outrageuses) auront une base d'enthousiastes derrière eux, peut être moins nombreux que certaines marques mais qui les suivront n'importe où. Ces derniers seront donc ravis de les retrouver dans les nouveaux lieux qu'ils fréquentent. Par conséquent, sans trop d'effort ils pourront les récupérer. Il s'agit d'un échange de valeur car ils savent ce que la marque va pouvoir leur apporter.

Cas N°5 : les entreprises qui ont décidé de reproduire leur site web avec une touche de relationnelle Ces marques qui essaient de reproduire de vieux schémas sur de nouveaux outils et qui ne veulent pas accepter que les méthodes doivent changer (car il s'agit d'utiliser les codes en vigueur dans l'endroit) sont plus mal loties. Généralement ces marques gagnent des followers grâce à des social ads ou des jeux concours mais ont peu d'interactions sur leur page, signe que personne ne vient dessus voire même que les fans les masquent de leur homepage. Pour ces dernières, plus nombreuses, la tâche va être plus compliquée…comment expliquer aux x fans qui n'ont jamais trouvé d'intérêt à devenir fan sur Facebook de vous suivre dans un autre espace ??? Evidemment, on pourrait reproduire le schéma : publicité + jeux concours qui malgré tout fait des émules mais les internautes auront peut être compris que ces marques ne valent pas le coup d'être suivies alors…. Il semblerait assez évident qu'apprendre des erreurs du passé serait une bonne manière de procéder et dans un premier temps se trouver une utilité à ceux qui décideront de vous suivre ce qui implique de définir ce à quoi sert Facebook Vs d'autres espaces comme le site web. Dans un second temps, à l'instar des autres, recouper sa base de données via une application pour envoyer un mail (attention 85% des moins de 15 ans n'utilisent plus le mail…) à ceux que vous pouvez contacter et leur expliquer quelle nouvelle stratégie vous allez mettre en place et comment vous allez vous rendre utile pour eux. Dans un temps 3, apprendre à être patient et grossir au fur et à mesure en croyant au pouvoir du bouche à oreille.

Quoiqu'il en soit, je crois que les marques commencent à véritablement comprendre que les règles sont encore floues et que pour apprendre il faut faire. Quelque soit la stratégie mise en place, je pense que ceux qui s'occuperont de ces espaces chez les annonceurs (et dans les agences aussi) auront compris pas mal d'éléments qui leur éviteront de tomber dans les pièges du passé, on leur souhaite…

Oui oui vous ne vous trompez pas, le titre est un peu putassier (j'avoue et j'assume) mais pour moi il a valeur de test !

0 vue

Créé avec amour par Grégory Pouy

Très rarement j'envoie des newsletters