Etudes


Europe : l'évolution des usages de consommation dans le secteur des télécom [Etude Mc Kinsey]

SmartphonesAlors bien sur vous vous dites peut être que si cette étude ne concerne que le secteur des télécoms, cela vous concerne moins (à part ceux travaillant dans cette industrie). 


En réalité, il faut bien comprendre que les usages sur ce secteur montre la manière dont cela va évoluer pour de nombreux autres secteurs d'activité.

A l'heure ou les résultats des opérateurs sont en chute libre (si vous suivez l'info vous ne l'aurez pas manqué) alors que les ventes se portent bien, il est sans doute nécessaire de s'intéresser à cette étude afin de voir si de nouvelles poches de marges existent (et c'est le cas).

Dans le secteur des télécoms, il semble assez logique que les ventes via un support digital augmente à grande vitesse (33% par an depuis 5 ans) et atteindront bientôt 30 à 40% du marché selon Mc Kinsey.

A noter que 60% annoncent faire des recherches sur le web dans le cadre d'un achat dans ce secteur et d'ailleurs cela se fait de plus en plus depuis un mobile (toutefois, c'est moins le cas en France Vs les Pays Bas).

Pour le moment on remarque encore des différences socio culturelles et d'usages entre les personnes qui achètent en ligne et la moyenne : relativement plus vieux, plus "riches", plus consommateur de médias digitaux, utilisent plus les applications (à 61% Vs 37% en moyenne).

Le cabinet souligne que les consommateurs achetant en ligne ont souvent été considérés comme des chasseurs de primes quand en réalité ce sont ceux avec le plus grand pouvoir d'achat et les plus forts usages qui viennent...

Cela est sans doute largement du à l'appréhension que l'on peut avoir du digital et de son image "low cost".

Par conséquent, ces clients cherchent des services supplémentaires, des produits différenciants…

Cependant même dans le groupe des possesseurs de smartphones, il y a encore des différences majeures, par exemple les possesseurs d'iPhones dépensent en moyenne 33% plus que ceux sous Android chaque mois (j'imagine que cela va rapidement s'aplanir).

Par ailleurs, les différences sont importantes sur les usages des applications ce qui implique que peut être les opérateurs devraient modifier leurs offres en fonction des téléphones possédés.

D'ailleurs si on se concentre sur les personnes utilisant plusieurs écrans, ils sont 54% à dire qu'ils seraient prêts à payer plus pour des services permettant de gérer les écrans multiples.

De la même manière, 50% des possesseurs de consoles vidéos affirment que l'accès à des fonctions de TV avancées sont un facteur clef dans leur abonnement tandis que 37% considèrent que l'accès aux réseaux sociaux est important.

Comme le souligne le cabinet cela presse les opérateurs à proposer des offres différenciées en fonction des usages.

Cela complexifierait l'offre mais pour une certaine catégorie d'utilisateurs cela serait intéressant à travailler et Mc Kinsey va plus loin en expliquant que cela est critique pour les opérateurs car ce marché est de plus en plus dépendant de la consommation de données en réalité.

 

 

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Ce que vous devez savoir du web en Russie – faits & chiffres

Parmi les BRIC, la Russie est le pays qui géographiquement est le plus proche de nous mais dont nous ne savons, au final, pas grand chose tant les usages sont différents.

Il est évidemment à noter que le réseau social phare là bas n'est pas Facebook mais V-Kontakte sur lequel on peut récupérer des films, de la musique en streaming, sur lequel il y a de nombreux contenus pornographiques, bref, le réseau fait office de grand tout et n'est pas réglementé comme peut l'être Facebook.

Cette présentation, vous redonne l'ensemble des chiffres qui vous manquent certainement sur ce marché :

- 1ère population internautes d'Europe avec plus de 58 millions d'internautes actifs

- Un taux de pénétration de 45% en forte hausse

- Une concentration des internautes dans la partie occidentale de la Russie (72%)

- Un temps passé sur les réseaux sociaux beaucoup plus fort dans que dans les autres pays (près de 50% de l'activité mais cela est aussi dû au contenu disponible bien sur comme précisé en introduction)

- 6 millions d'utilisateurs actifs sur Facebook

- 35 millions d'utilisateurs actifs sur Vkontakte

- 18 millions d'utilisateurs actifs sur Moy Mir (copie des autres réseaux)

- 5 millions d'utilisateurs sur Twitter (1/3 d'actifs seulement)

- 1,5 téléphones mobiles par habitant en Russie

- Internet mobile plutôt masculin et jeune (18-24 ans représentent 45% des connections)

- 14% des russes ont déjà acheté au moins 1 fois le web (ecommerce = 2% de retail en Russie Vs 5,9% en moyenne en Europe et 8% aux U.S) avec une très forte progression

- Moscou et Saint Pertersbourg représentent 55% de l'écommerce en Russie

- Un web très libre et politisé sans réel contrôle d'état

 

Pour avoir plus de détails, je vous invite à regarder la présentation 

 


Gestion de crise: des exemples de "community management" réussis [Chronique JDN]

Cela faisait un moment que je n'avais pas publié sur le Journal du Net, j'ai donc décidé de remédier à cette situation en surfant sur l'actualité de 2 cas de community Management réussis. L'occasion aussi de remettre un peu d'optimisme dans cette atmosphère parfois morose.

Il est intéressant de voir comment le community management peut être perçu comme un métier de début de carrière (voir de stagiaire) et, dans le même temps effrayer tous les directeurs marketing. 
"Et si le pire venait à arriver, comment pourrions nous réagir?"

Ouvrir une page Facebook ou simplement s'ouvrir à la discussion, c'est laisser la possibilité aux consommateurs de vous critiquer. Une posture simple mais inédite malgré tout pour les marques. On a toujours tendance à s'arrêter sur les exemples d'erreurs de gestion comme cela a pu être le cas avec Kit Kat ou encore Urban Outfitters pour ne citer que ces deux là. 
J'ai décidé de rédiger cette chronique car ce mois-ci nous avons eu deux exemples qui me semblent intéressants à analyser auxquels j'ai rajouter deux exemples survenus cette année. 
Chacun des cas peut constituer une leçon pour la majorité des marques qui ne savent pas encore comment gérer leurs fans dans des situations extra-ordinaires.

Sur le Journal du Net, je reviens sur 4 cas : 

Coca-Cola et les canettes roses

Bodyform et l'attaque humoristique

L'homme nu de la Redoute

Bouygues Telecom

 

Et le tout est à lire sur le Journal Du Net donc.

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Êtes vous fidèles à vos clients ?

Si j'avais écrit une note il y a peu s'intitulant, "devez faire confiance à vos clients ?", je m'attaque désormais à la fidélité client.

Ce qui est intéressant, c'est de voir que nous parlons uniquement du client et de sa supposée fidélité mais quand on sait que :

1. 80% des investissements sont toujours investit dans le gain de nouveaux clients (et donc 20% dans la fidélisation)

2. Entre 20 et 35% des clients représentent 60 à 80% du chiffre d'affaires en moyenne des marques - études américaine dont je ne trouve pas la source malheureusement

3. Un consommateur fidélisé à une valeur de 10 à 20 fois supérieure à un client lambda

4. Les consommateurs exclusifs n'existent quasiment pas (il y a toujours des gens "spéciaux" cela dit)

Il est facile d'inverser les rôles. Dans la vie réelle, une fois qu'on a des amis, on essaie de les garder plutôt que de les considérer comme un trésor de guerre et aller en chercher d'autres.

Alors évidemment le parallèle est un peu tiré par les cheveux mais malgré tout je pense qu'il faut se poser la question de temps en temps de savoir pourquoi nous pensons que la valeur et la croissance se fait toujours (et quasi exclusivement) dans l'acquisition et non dans la fidélisation.

Ce n'est pas nécessairement le cas en réalité.

Il serait donc intéressant qu'avant de réclamer la fidélité de ses clients on se pose la question de savoir comment la marque pourrait être encore plus fidèle à ses clients existants.

Comment les remerciez vous ?  Comment les encouragez vous à continuer à être fidèles ? 

Les consommateurs achètent déjà mais peut être pas avec vous. 

A travers la récupération de données, il est de plus de plus possible de montrer que vous vous intéresser à vos clients - reste plus qu'à ouvrir le chantier et d'embaucher des statisticiens !

Des propositions ?

 

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Les grandes tendances du mobile [pour un public initié]

Je lis régulièrement voire quotidiennement des présentations sur les "futures tendances de...", leurs explications…

Je suis donc habitué à les lire et à y retrouver toujours les mêmes informations, parfois même pas remise en page.

De la même manière je connais toutes ces présentations tellement bien designées qu'on en oublie qu'il n'y a pas de fond ou peut être 1 idée étendue sur 1 millier de slides….

Si je vous raconte cela, c'est que dès les premiers slides de cette présentation, j'ai senti qu'elle était différente, profonde et intéressante.

Elle intégre des schémas que je n'avais jamais vu mais qui sont vraiment intéressants - bref de la forme et du fond !

Attention par contre, elle s'adresse à un public d'initiés il me semble

 

Mobile megatrends 2012
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Histoire que je vous permette d'aller plus vite dans la lecture

Ils envisagent 9 tendances :

1. Une Dell-ification des appareils

Une descente vers une guerre des prix avec des importants volumes mais des marges faibles. Un écosystème dans lequel il faut s'assurer de l'écosystème que l'on choisit (l'OS) et une capacité à être réactif en intégrant de manière verticale la production.

 

2. Le web comme un jardin à explorer

Leur analyse les amène à penser que l'HTML 5 n'est pas la bonne solution technique car il ne répond pas à l'ensemble des critères nécessaires pour ce type de langage. Selon eux, il y a de la place pour un nouveau venu.

A voir si la solution proviendra de Google, Facebook ou Apple…

 

3. Des outils cross-plateformes

Aujourd'hui, les développeurs doivent faire face à des plateformes multiples et les outils cross plateformes les aides d'ores et déjà mais on devrait aller encore plus dans ce sens afin de limiter les risques et les coûts. Cela permettra par ailleurs de développer des applications à foison beaucoup plus simplement et à bas coûts.

 

4. Une Kindlisation des tablettes

Le Kindle s'est imposé en très peu de temps sur le marché en raflant 17% des part de marché au 4ème trimestre 2011. L'analyse explique comment le Kindle et l'iPad sont battis sur des modèles identiques avec un riche écosystème alors que les autres tablettes peinent à se différencier. Selon eux, les tablettes génériques sur Android ne peuvent pas combattre le Kindle Fire parce que le business model n'est pas le même (centré sur l'appareil). Il semble qu'il y ai de la place pour une tablette très bas prix par contre.

 

5. La batailles des écosystèmes sur 4 écrans

Je pense que c'est la tendance la plus facile des 9 à appréhender. La bataille de demain ne va pas se faire sur le mobile simplement mais sur le PC/ le smartphone/ la tablette et la TV connectée. L'important ne sera pas l'écran mais l'écosystème qui permet une fluidité parfaite.

 

6. Les accessoires comme outils de différentiation

Les accessoires pour smartphones sont une vraie mine d'or pour qui se penche sur la question. D'ailleurs, il y a une accélération très forte de ces outils jusqu'à un point où selon les analystes, plus il y a d'accessoires, plus le téléphone se vend. En fait, les accessoires font partie prenante de l'écosystème et pourraient faire demain des excellents facteurs différentiants.

 

7. Les outils pour les chercheurs d'or

Les chercheurs d'or ici sont ceux qui essaient de faire du business avec le mobile bien sur. il existe une multiplication dangereuses des outils pour les développeurs. Une convergence et une consolidation sera nécessaire.

 

8. Une réinvention du secteur des télécommunications

Dans un marché ou les OS ont totalement changé la donne, la question de la place des opérateurs est posée. Avant ils se partageaient allègrement le gâteau, désormais  ils sont remisés au rôle de tuyau. Comment peuvent ils réagir ? Les analystes de cette présentation proposent plusieurs solutions d'évolution.

 

9. Le future de la voix

Pour quiconque possède un smartphone, il semble assez évident qu'aujourd'hui votre téléphone, c'est beaucoup plus que de la voix. Le mouvement intéressant est de voir que la voix s'invite désormais dans les applications (Siri en est un exemple) et à tous les niveaux finalement. Ils analysent la voix comme LA future API !

 

Je vous l'ai dit, la présentation est de haute volée mais si vous vous intéressez vraiment à la question, je vous invite à la lire attentivement ! Je suis très curieux d'avoir le retour des experts mobiles.

 

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Comprendre facilement les médias sociaux avec Mc Kinsey

Je trouve que ce cabinet a une vision très intéressante du web social mais surtout une capacité à expliquer simplement des concepts compliqués voire complexes.

Par ailleurs, il est évident que Mc Kinsey a plus de poids que n'importe quel expert en digital auprès des annonceurs et donc les patrons ont tendance à les suivre. Intéressant donc de lire leurs arguments.

Ils ont proposé l'année dernière un modèle en 4 phases expliquant les différentes phases dans lequel le consommateur passe avant de passer l'achat. Exit le tunnel d'achat et bonjour la recommandation, l'influence.

Jusqu'ici rien d'exceptionnel sauf que le schéma est étayé de chiffres très intéressant comme le fait que 90% du budget de communication de la majorité des marques est concentré sur 2 des 4 phases oubliant 2 phases indispensables que sont l'évaluation et la transformation en ambassadeur.

Je vous épargne évidemment le fait que le digital ne doit pas être un silo et qu'il est évidemment de la responsabilité des directeurs marketing/com (entre autre) de l'intégrer à leur plan en travaillant leur objectif et en réfléchissant à quel moment correspondent les points de contact des outils digitaux.

A ce titre, je vous renvoie quand même vers une lecture indispensable (à mon sens) : le ZMOT de Google.

 Mc Kinsey va plus loin cette année et revient avec un modèle qui complète celui de l'an dernier.

Mckinsey model

De manière assez simple, ils expliquent que 4 choses sont envisageables via le web social :

1. Monitorer : comprendre les insights consommateurs, les différentes tendances, voir les signaux faibles de crises….

2. Répondre : cela peut tant être de la gestion de crise ou tout simplement du service client

3. Amplifier :  que ce soit à travers les recommandations, le fait de s'intégrer à des communautés existantes voire en développer directement ou tout simplement de s'assurer d'avoir des ambassadeurs de marques

4. Mener : le web peut modifier la perception d'une marque à travers le contenu qu'elle va diffuser, les pubs et promis…

 Je vous épargne la traduction de l'article original, mais je trouve la matrice très utile pour réfléchir à l'intégration du web social dans sa stratégie.

Ce que je trouve intéressant dans cette analyse, c'est évidemment l'omniprésence des consommateurs (malgré que l'on fasse de la vente, on a tendance à trop les oublier) et surtout l'absence d'outils.

Les marketers que je rencontre s'enferment dans la méconnaissance des outils et oublient parfois la logique simple et indispensable à la fonction.

Typiquement ne pas avoir de page Facebook ne veut pas dire ne pas être présent sur le réseau. Peut être qu'en proposant des contenus photos ou vidéos, les gens pourraient les partager sur leurs réseaux, Facebook inclu.

Evidemment quand on parle de logique, vous allez ressortir le refrain du R.O.I., je l'entends déjà ronronner dans votre gorge.

D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si aujourd'hui le web social représente en moyenne 1% des budgets de communication (source Mc Kinsey).

Avez vous tort ?

Non surtout pas, à quoi bon faire des actions s'il n'y a aucun retour sur Investissement ?

Comme l'explique Forrester, il est important de saisir que le R.O.I. n'est pas aussi simple que le retour sur investissement financier court terme (est-ce que mon opé à ramené des ventes en plus), il faut également considérer les 3 autres phases que sont :

1. La reputation (long terme financier)

2. Etre là où les clients sont (court terme - non financier)

3. L'image de la marque (long terme - non financier).

 D'ailleurs dans l'article Mc Kinsey prend un exemple assez classique d'une entreprise investissant sur le web social sans avoir aucune idée de l'intérêt de leur actions.

Afin de comparer ce qui est comparable, ils ont considéré des k.p.i (indicateurs clefs de performance) tels que : 

1. volume d'avis positif sur la marque

2. Meilleur référencement naturel sur les moteurs de recherche (SEO & SMO)

3. Amélioration des ventes

 Les résultats dans ce cas précis ont été que le web social participait à l'amélioration des ventes mais également avait un meilleur R.O.I. que les médias classiques dans la mesure où il permettait d'améliorer la réputation de la marque sur le long terme.

La vraie problématique est moins de savoir s'il y a un retour sur investissement dans ce genre d'activité que de savoir comment les intégrer dans la stratégie globale, savoir faire évoluer son organisation en conséquence. Comme l'explique cet autre article de Mc Kinsey, désormais nous sommes tous des marketers dans l'entreprise, ce qui se traduit simplement que nous devons tous être centré sur le consommateur - ca peut paraître simple mais croyez moi c'est loin d'être le cas.

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Mieux comprendre le digital en Amérique latine

Je vous l'ai dis la semaine dernière, je m'intéresse de plus en plus aux marchés des BRIC. Pas de doute si ces marchés sont identifiés comme prioritaires pour toute entreprises internationales.

Ces dernières doivent nécessairement s'intéresser à l'intégration du digital dans ces pays et à la relation qu'ils entretiennent avec leurs amis mais également avec les marques.

Si aujourd'hui ce ne sont que 47% des citadins Brésiliens et 38% des mexicains qui sont connectés (69% en France pour mémoire), le temps passé sur Internet surpasse tout autre média, TV incluse et cela concerne les personnes riches mais pas seulement puisqu'on apprend dans l'étude que la classe moyenne s'engage également de manière forte dès qu'ils arrivent à avoir accès.

D'ailleurs Forrester prévoit une pénétration d'internet de l'ordre de 57% pour le Brésil et de 48% pour le Mexique d'ici 2016.

Internet est souvent synonyme de web social (mais pas toujours) et effectivement en amérique latine le web social est omniprésent avec 90% des internautes qui y prennent part. Facebook domine évidemment (quoiqu'au Brésil, il vient tout juste de dépasser Orkut, réseau social qui avait été développé par Google).

Le divertissement est clef dans les usages locaux, 86% des citadins au Brésil par exemple regardent des vidéos et plus de 2/3 écoutent de la musique en ligne.

A noter car c'est important dans la compréhension des marchés, qu'ils ne font pas que consommer, ils sont également "créateurs" de contenus bien plus qu'en France par exemple.

Par contre, l'ecommerce est encore à ses débuts, ils utilisent Internet pour chercher de l'information mais ne sont pas encore très à l'aise pour acheter (ils s'intéressent plus qu'en France aux avis conso). Toutefois la taille des marchés implique des chiffres grandiloquent. 

Il est à noter qu'ils ont une vision de leur vie privée très relative comparée à la France par exemple et partagent beaucoup plus de choses online que nous sans trop se poser de question.

Enfin il est indispensable de comprendre que dans ces pays le mobile est vraiment une clef indispensable d'entrée. La pénétration du marché est de 58% au Brésil et de 50 % au Mexique mais d'ici 2016 on s'attend à une pénétration respective de 78% et de 62%. Un moyen simple et écononique d'être connecté.

Le mobile est aussi une tendance de fond en amérique latine qui sert à beaucoup plus qu'à téléphoner pour toute une génération. C'est évidemment un moyen de se connecter à Internet mais également d'écouter de la musique, de jouer et de se connecter avec les marques.

Il semble assez évidemment pour les marques présentent sur place que le digital est un véritable accélérateur sur une partie intéressante de la population, surtout qu'ils n'ont pas d'aversion à se connecter avec les marques.

Encore faut il les prendre de la bonne manière, la gamification ou la mise en relation semblent être 2 des clefs...

 


Wave 6 met en lumière l'enthousiasme limité des français pour les pages de fans.

C'est donc la 6ème vague Une étude réalisée dans 62 pays et 41 000 personnes interrogées sans doute l'étude la plus large et la plus ancienne sur le web social.
Elle est toujours particulièrement intéressante à lire mais également à prendre avec des pincettes car la base est sur-représentée en occident et se concentre sur des personnes qui se sont connectées les 7 derniers jours, mais si vous savez cela, vous pouvez lire sereinement.


Ce que je retiens de l'étude :
- Un marché qui arrive à maturité dans beaucoup de pays, la croissance faiblit mais par contre bien intégré car les internautes y passent de plus en plus de temps et partagent énormément (cependant les gens se posent la question de la confidentialité de ces informations mais ne savent pas s'en passer ce qui entraine un nouveau paradigme de la vie privée plutôt qu'une chute de l'usage). A noter des fortes disparités tout de même entre les pays, les allemands sont les moins partageurs tandis que pour les Brésiliens ou les Coréens du sud, il n'y a aucun souci.
- L'instant messaging est toujours en forte croissance (on y pense pas assez).
- Le microblogging (twitter donc) croît toujours mais on note un net décrochage entre la France (12,2% des internautes) et le reste du monde (42,9% en moyenne). A noter que ce chiffre me paraît vraiment énorme.
- Les sites de marques continuent de décroitre, d'autant plus sur les jeunes (ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut plus en faire mais peut être de les penser différemment et surtout de revoir les investissements mis sur le digital (pour beaucoup de marques, le site représente la quasi totalité de cet investissement).
- Pour la majorité des gens, les réseaux sociaux permettent de tout faire en mieux et plus efficacement
- Des vraies différences dans les motivations à être sur les médias sociaux (les français sont plutôt là pour le réseau et le fun, les anglo-saxons quasi exclusivement pour le fun tandis que les asiatique y sont pour leur accomplissement personnel).
- En moyenne les personnes sondées ont 2,6 appareils par foyer pour se connecter au web.
- Il y a une différence dans les usages entre les smartphones (pratique et immédiat) Vs les tablettes qui sont plus utilisés pour le divertissement et l'apprentissage (contenus).
- L'usage des pages de fans génère un enthousiasme limité en France (26% des personnes interrogées déclarent avoir une relation avec une marque) alors que de manière plus globale, c'est 52%


Cependant, ce qui est le plus intéressant dans cette étude, c'est qu'elle couvre 19 secteurs d'activité et explique pour chacun d'eux les motivations des internautes et leurs attentes, leur mode de fonctionnement…Evidemment cette partie est payante, cependant, dans l'étude diffusée gratuitement, vous retrouverez un certain nombre d'insights intéressants.
Un certain nombre d'entres eux semblent évident à leur lecture mais ils confirment surtout qu'une stratégie ne peu pas être copiée collée, d'autant moins quand il s'agit de 2 secteurs différents. Cela pourrait être contre -productif.
Je vous laisse prendre connaissance de l'étude :


Le phénomène de la viralité enfin analysé

Combien de fois on m'a demandé s'il y avait une recette pour faire un bonne publicité virale ?
Je suppose que vous vous êtes aussi posé la question quelques fois.
Une étude a été réalisé par la Havard Business School et permet d'éclaircir des points vraiment intéressants.
L'étude s'est appuyée sur de l'eye tracking mais également sur un système d'analyse d'expressions faciales, tout cela afin de réussir à isoler chaque élément et comprendre pourquoi des internautes pouvaient arrêter de regarder une vidéo ou à l'inverse pourquoi ils se sentaient engagés dans le contenu.

Au final 5 problèmes et les solutions qui ressortent :

1. La présence trop importante de la marque
Tout le monde le sait sans trop le dire ou savoir exactement le gérer mais un logo trop important est souvent disqualifiant pour un film qui a pour volonté de devenir viral.
Il se trouve que quand des internautes regardent des vidéos, ils regardent les acteurs mais sont également sensibles aux logos.
Même si c'est inconscient, la présence d'un logo développe une résistance naturelle.
Dans le même temps, à quoi bon faire un film si personne ne retiens le nom de la marque ?
Solution ?
La solution est simplement d'assurer la présence de la marque à travers ses produits de manière subtile - une sorte de placement produit de manière très courte mais répétée. Votre contenu doit avant tout être intéressant et divertissant.
Cela améliore jusqu'à 20% le nombre de vues.

Les internautes lâchent tout de suite
C'est une réalité, les internautes sont soumis à de nombreux films sur le web (ou pas) et ont une attention très limitée.
Dès lors, les 1ères secondes sont essentielles.
D'ailleurs, on considère souvent qu'une vidéo n'a pas été vue si la personne n'est pas restée un minimum de 7 secondes sur votre contenu.
Après de nombreuses analyses, les chercheurs ont déterminé que conserver l'attention reposait sur 2 sentiments principaux : la joie et  la surprise.
A l'inverse du système classique narratif de la pub avec une chute, afin de s'assurer que les internautes s'intéressent à votre contenu, il faut absolument générer l'une de ces 2 émotions très tôt dans le film.

Les internautes lâchent au bout de 30 secondes du coup…
Si vous arrivez à prendre leur attention, rien ne dit qu'au bout de 30 secondes leur attention ne se réduise pas jusqu'à fermer la fenêtre sur lequel votre film joue.
L'erreur serait de vouloir maintenir un niveau de "joie" médian tout au long de la vidéo sans qu'il n'y ai aucun pic.
A l'inverse, il faut alterner surprise et moments plus calmes à l'instar des films  à suspens.

Les intenautes aiment le film mais ne le partagent pas.
Et oui vous le savez, pour qu'un film soit viral, il est évidemment nécessaire que les internautes le regarde mais aussi qu'ils l'envoient sur leurs espaces sociaux ou à leurs amis par email.
Ainsi, l'étude révèle qu'on peut apprécier véritablement un film mais ne pas le partager.
Par exemple choquer les internautes est un bon moyen pour capter l'attention mais ces derniers ne partageront sans doute pas le film.
Il s'agit donc de surprendre sans choquer.

Rien à faire, les internautes ne partagent pas le contenu
Evidemment tous les films ne sont pas choquants et pourtant les internautes ne le partagent toujours pas….
En fait il y a différents types de spectateurs et ceux qui partagent le plus de contenus sont les extravertis et les égocentriques.
Les égocentriques ? Tout simplement parce qu'en partageant ils améliorent leur statut social. Ils cherchent moins à divertir les autres qu'à démontrer par la preuve leur bon goût et leur connectivité.
Il faut pouvoir réussir à toucher ces profils, par exemple en ciblant les personnes qui partagent beaucoup sur Facebook.
A noter que les "influenceurs" remplissent souvent les 2 cases
Pas si simple mais les techniques devraient s'améliorer dans ce sens.

Et la règle qui prime sur toute bien sur reste l'intérêt du contenu pour l'internaute (beaucoup plus que de s'intéresser à la manière dont le contenu sert la marque).

Si vous respectez ces règles, le contenu sera plus efficace mais aussi plus agréable pour les internautes : tout le monde y gagne au final.

Pour conclure, voici une vidéo de Kevin Alloca, responsable des tendances chez Youtube que j'ai récupéré chez Willi de l'EBG qui explique, en 2 mots, que pour qu'une vidéo deviennent virale elle doit être innatendue et bénéficier du relai d'au moins 1 influenceur.

 


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La crise des opérateurs mobile analysée par Tanguy – Responsable web social de Bouygues Telecom

Vous n'avez pas pu manquer la crise à travers laquelle sont passés les 3 opérateurs mobiles historiques suite à l'annonce des tarifs de Free Mobile.
Une véritable crise produit puisque, pour le coup, c'est vraiment ce dernier qui est remis en question et critiqué.
Pendant cette période, Bouygues Telecom s'est clairement démarqué par son Community Management réactif sur la page Facebook et le compte Twitter.
Dans la mesure ou je connais Tanguy de longue date, je me suis dis qu'il serait intéressant de mettre un visage sur ce fameux "Tanguy" dont les médias ont tant parlé, de comprendre comment il a vécu cette crise de l'intérieur et la manière dont les médias sociaux fonctionnent chez Bouygues Telecom.
C'est parti pour un peu plus de 10 minutes passionnantes :

Ce qu'il faut retenir :

1. La crise a généré  50 fois plus de commentaires (et donc de plaintes) sur la page Facebook de la marque (passant de 100 à 5 000 par jour) très violents.
2. Bouygues Telecom a pris la décision de conserver leurs espaces sociaux toujours ouverts afin de répondre de manière transparente.
3. Bouygues Telecom a totalement intégré le web social dans sa stratégie marketing qui ne vient pas comme un canal de pub supplémentaire mais comme une preuve de leur promesse sur la relation clients (difficile d'expérimenter le service clients quand on est pas client) et l'utilise également comme un canal de discussions et de proximité clients. Le web social est complémentaire des canaux existants. Cela cristallise le positif et quand c'est négatif, ca permet de montrer la manière dont la marque gère sa relation clients.
4. Vous allez le remarquer rapidement, Tanguy n'a pas 23 ans. Cela fait 15 ans qu'il est chez Bouygues Telecom, selon lui c'est indispensable d'avoir l'expérience, d'être suffisamment sénior  pour aller vite, accéder rapidement au comité de direction. Cela implique aussi que l'équipe web social est intégrée chez l'annonceur. A noter qu'ils ne sont pas conseillés par une agence sur la partie Community Management
5. Bouygues Telecom a une équipe de 6 personnes au siège plus une équipe de conseillers clientèle en plateau très expérimentés (30/40 ans).
6. Le ton sur la gestion de la page n'était pas spécifique à la crise. Ils ont toujours eu ce ton, plus détendu que sur les autres canaux et qui fonctionne mieux sur le web social. La crise a simplement mis en lumière leur ton.
7. Cela a été vécu comme un challenge plus que comme une crise par la marque.
8. En laissant leur page ouverte (aux clients et entres clients) et en répondant avec humour, ils sont devenus le centre des discussions et le lieu du débat pour toutes les marques dans lesquels ils ont beaucoup appris.
9. Il est primordial d'avoir le support de la direction qui leur fait confiance sur la manière de gérer la relation sur le web social - il est vrai qu'il est indispensable d'avoir une direction qui elle même a compris quoi attendre du web social.
10. Ils ont réussi selon eux à vraiment montrer aux clients ce qu'ils peuvent attendre d'un opérateur.

Je trouve cette interview riche en enseignement, j'espère qu'elle vous aura intéressé aussi.