Etudes

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Un point de vue différent sur l'opération Carambar

Cette campagne Carambar aura vraiment fait couler plus d'encre que nécessaire mais du coup, elle est vraiment intéressante à plusieurs niveaux.

Quand j'ai vu la vidéo hier matin, j'ai pensé "bien vu" mais pas seulement parce qu'ils ont eu une traction média forte mais aussi et surtout parce que la promesse de Carambar est de faire des blagues et qu'ils sont cohérents avec leur marque.

J'ai eu l'idée d'un article mais étant en séminaire à l'autre bout de la planète, je n'ai pas pu le rédiger tout de suite - je suis assez content car cela m'a permis de me rendre compte que beaucoup de spécialistes comme Frédéric, David ou Manuel n'étaient pas du tout de mon avis.

Cela change donc nécessairement mon billet. Ce que je retiens de la campagne Carambar.

 

1. Le buzz est encore possible

Sincèrement, je pensais qu'avec le nombre d'opérations auxquelles on a assisté depuis 2006, les gens marcheraient moins dans ce genre de fausse information voire de désinformation.

La ficèle est énorme certes mais cela prouve que quand l'exécution est bonne (kit presse, media training...), la sauce peut prendre si la marque à un minimum d'intérêt pour le public concerné.

 

2. Les journalistes n'ont pas beaucoup d'humour

Je comprends que d'être tourné en ridicule n'est jamais très agréable mais surtout, je pense que se faire donner une leçon par une marque car on a pas bien fait son travail (aka vérifier ses sources - encore que ici ce n'était pas vraiment possible) est encore pire.

Je ne leur jette pas la pierre, c'est une sensation désagréable.

Comme je l'ai lu ici et là, les français se plaignent, ils ont crié au scandale que Carambar retire ses blagues, puis à la révélation, ils ont crié au scandale que c'était une blague….

Alors bonne ou mauvaise nouvelle? 

Le monde est tellement lourd d'informations négatives, sincèrement, un peu de légèreté ne fait pas de mal. Ca ne sert à rien de se braquer, il faut sourire et faire attention la prochaine fois.

 

3. Sur le principe de l'opération

J'ai lu que cette opération était la plus mauvaise blague de Carambar.

En cela, je pense que l'opération est intelligente car elle est dans la droite lignée du positionnement de la marque. Ils ne sont pas allés chercher un autre territoire, ils sont restés droits dans leurs piliers et leurs valeurs de marque. 

Mais plus que cela il s'agit des assets profonds de la marque, de ses valeurs: les blagues potaches font parties de Carambar.

C'est une vertu que peu de marques possèdent car malheureusement, beaucoup se sont perdues dans les études quali/quanti et ne savent même plus quelles sont leurs valeurs ni leurs piliers.

 

4. L'impact pour la marque

Carambar est une marque qui n'a strictement aucune traction média, elle est installée dans le paysage et personne n'en parle même si tout le monde en consomme, ou en a consommé un jour.

Peut être que les journalistes braqués n'en parleront plus mais je me demande sincèrement quelle sera la prochaine occasion pour avoir une couverture au 20h de Carambar si ce n'est la fermeture d'une usine (tient encore une information positive).

Passé ce fait, est-ce que l'opération est intéressante pour la marque? 

La question que je me pose chaque fois, c'est de savoir qui consomment des Carambar? 

Cette campagne visait les adultes uniquement (les enfants se foutent un peu de tout ça je pense).

Est-ce que les adultes sont une cible intéressante parce que c'est eux qui payent voire consomment? 

Est-ce que cela va donner plus envie d'acheter des carambars à ses enfants? 

Rien n'est moins sur, cependant, cela aura permis de faire du top of mind et de se rappeler aux mémoires.

Bon peut être que les journalistes interdiront à leurs enfants de manger des carambars mais sincèrement je n'y crois pas une seconde, à moins d'être un vrai intégriste de la mauvaise blague.

Je suis d'accord avec Frédéric pour dire que le buzz n'est pas du marketing mais cela y participe néanmoins.

Si cette opération est sans doute le coup de bluff de l'année, je ne crois pas que ça soit une opération très intéressante en terme de R.O.I. mais cela serait intéressant d'avoir les résultats sur les ventes.

 

5. A propos des valeurs

Ce point est celui qui m'a marqué en 1er lieu et sur lequel (à l'origine), je voulais concentrer mon article.

En dehors du fait que cela montre un attachement à la marque, je trouve surtout que cela montre un attachement aux valeurs de marques de manière générale.

Dans une société en perte de valeurs, les consommateurs aiment pouvoir s'appuyer sur des fondamentaux.

Aussi idiot que cela puisse être, les blagues Carambar font parties de ces fondamentaux et les réactions à cette opération en sont la meilleure preuve.

On avait vu le même genre de réactions à la disparition du bonhomme blond de Malabar ou je me souviens (en tant qu'enfant) avoir été traumatisé par la disparition de Grosquick auquel j'étais attaché (même si je comprends la raison avec le recul évidemment).

 

En conclusion

Que l'on aime ou pas la campagne et la manière dont les journalistes l'ont traité, je trouve qu'il est intéressant de noter que les valeurs de marque sont définitivement importantes aux yeux des consommateurs.

D'où l'importance pour les marketers d'être certains de travailler celles de leurs marques et d'y rester profondément fidèles.


Seuls 10% des Européens font confiance aux marques sur le web social…

Trust2
Evidemment on se pose toujours la question de la pertinence des marques sur les réseaux sociaux, sur l'intérêt pour elles d'y aller.

Des papiers sortent régulièrement sur le R.O.I. du web social.

Dernièrement, cette série de chiffres assez intéressante d'ailleurs.

Le problème est toujours de savoir le crédit que donne les consommateurs aux marques.

Selon une étude Forrester réalisée en Europe et aux U.S., seuls 10% des consommateurs font confiance aux posts des marques sur les réseaux sociaux (bien moins qu'aux U.S.).

Forrester social media trust brand

Bien sur cela se positionne au dessus des bannières ou autres SMS de marques mais avec des résultats quasiment similaires.

Mais, il est étonnant de constater que les emails de marques se positionnent très légèrement mieux...

Le constat est dur et clair...

Cela dit, je crois, qu'il faut prendre un peu de recul avec ce chiffre car en effet, les marques n'interagissent pas du tout de la même manière sur les réseaux sociaux.

le signal clair est que de faire de la publicité déguisée en post Facebook ne fonctionne pas.

Il semble évident que la publicité intrusive (je pense qu'on peut la considérer comme telle même si l'internaute a décidé de suivre la marque) n'a jamais été une bonne manière de construire une relation.

De la même manière, l'étude montre que les applications de marques ont une efficacité extrêmement limitée et j'espère que ça ne sera une surprise pour personne tant la majorité d'entre elles ne servent à rien.

Seule porte de sortie pour les marques (et on y revient en permanence), créer du contenu qualitatif, s'assurer de sa visibilité dans les moteurs de recherche pour que les internautes le partage.

 


Quelle stratégie mobile adopter pour 2013?

Au fur et à mesure des mois qui défilent, on voit de plus en plus de questionnement autour du mobile.

J'ai déjà eu l'occasion d'en faire des billets sur mon blog mais les marques (et bien souvent les agences) ne savent pas trop par quel bout le prendre.

Pourtant force est de constater que le mobile peut totalement disrupter des business model car il remplace l'appareil photo, les GPS, les télécommandes, le porte monnaie, la caisse enregistreuse et tant d'autres choses...

Dans ce contexte, Forrester a sorti 2 papiers intéressants (les tendances mobile 2013 pour les marketers et le paysage des tablettes en Europe) afin de donner des directives.

Qu'est ce qu'il en ressort? 

 

1 Considérer comment le mobile pourrait vous aider à supprimer des frictions

La meilleure manière d'envisager le mobile reste de comprendre comment cet outil pourrait faciliter la vie de vos clients dans l'usage et dans l'expérience de vos biens et services.

Que pourriez vous apporter de plus (non! Votre catalogue ou pub ou encore un moyen d'acheter vos produits via une appli mobile n'est pas forcément pertinent) à vos clients ou prospects?

 

2. Le paiement par mobile avance doucement mais surement

Le paiement sur mobile n'en n'est encore qu'à ses balbutiements et d'ailleurs, une étude de Brandalley note que 80% des actes d'achat sont abandonnés au niveau du panier sur mobile (33% en magasin physique). Il faut donc trouver des solutions simples et rassurantes pour le consommateur.

Dernièrement, c'est Paypal qui a lancé une application iPad permettant aux petits commerçants d'accepter la carte bleue sans avoir de terminal de paiement (l'application existait déjà sur iPhone).

Forrester pense que ce secteur va connaître de très fortes innovations en 2013.

Typiquement le lancement de la start-up ScanPay qui vous propose de scanner votre carte de crédit en la photographiant simplement afin de procéder à l'achat est l'une d'entres elles.

 

3. Le mobile doit être considéré comme une priorité stratégique

Pour les raisons invoquées en introduction, il est urgent de réfléchir à la meilleure manière d'envisager le mobile pour votre industrie quitte a lancer un nouveau produit comme Nike a pu le faire.

Il ne faut pas sous-estimer la problématique quand des groupes aussi importants que Mondelez International (ex Kraft food) annoncent dès à présent positionner 10% de leur budget marketing global sur le mobile.

Cela implique de construire un plan sur plusieurs années et de combiner un large choix de variables (immédiateté, intimité, connaissance clients, lieu...) afin d'offrir une expérience la plus riche possible.

 

4. Les Tablettes nécessitent une approche totalement différentes

On a tendance à mettre mobile et tablette dans le même sac en tant que "outil mobile". C'est oublier que la consommation est totalement différente puisque la tablette sert (encore plus que le mobile) à la maison & qu'il s'agit souvent d'un écran que l'on partage à 2 ou 3.

Selon Forrester les tablettes vont modifier les premières les usages car même si la pénétration est évidemment plus faible que pour les smartphones, les consommateurs ont tendance à les utiliser en remplacement de leur ordinateur.

A noter d'ailleurs, que d'après l'étude de Forrester, que la possession d'une tablette est très corrélée à l'âge (plutôt chez les 18/34 ans, déjà équipé de smartphones et plutôt aisés).

 

5. Big data toujours et encore

Evidemment le mobile permet d'aller toujours plus loin en ce qui concerne les datas et le quantified self (le fait d'enregistrer ses propres données via son mobile - type Nike Plus ou autre) en est la meilleure preuve.

Mais la data seule ne suffit pas, il faut permettre aux utilisateurs d'en faire un usage intelligent, ce qui vous permettra d'obtenir encore plus de data de leur part et de construire un élément différenciateur.

Nike FuelBand en est un bon exemple encore une fois (avez vous déjà pensé à la base de données qu'est en train de se construire la marque?) mais il y en a de nombreux autres.

Cela implique évidemment que la différentiation entre produit, contenu et communication sera de plus en plus floue.

 

 En conclusion

Il s'agit donc d'investir réellement ce nouveau support et non plus de le considérer comme un simple canal supplémentaire, ce qui, à terme, risque de vous porter préjudice.

Il ne faut pas oublier que 80% des applications de marques sont téléchargées moins de 1 000 fois - il est donc très facile de se tromper et de dépenser de l'argent à tort.

Plutôt que de livrer la problématique à une agence seule,  il faut, à minima, créer un groupe de réflexion interne autour de la problématique mobile en réunissant plusieurs typologies de personnes dans l'entreprise. Cela permettra d'avoir une vision stratégique d'ensemble et d'éviter des projets xy qui ne vont pas dans le même sens.

Forrester imagine la mise en place de position de "mobile manager" dans les entreprises - à mon sens, cela ne sera pas vrai pour la plupart des structures mais pourrait effectivement se justifier dans certaines.

 

 

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Newsfeed de Facebook : contexte, enjeux et implications pour les marques

Mobile ipad newsfeed facebook

C'est dans un contexte compliqué pour Facebook (la fatigue que tout le monde pressentait a été prouvée par les chiffres) que le réseau social vient de sortir le nouveau design de sa homepage.  
Le challenge est important car la marque a déçu les utilisateurs en rompant au fur et à mesure la promesse faite par le site. En effet, à l'origine, Facebook vous proposait de gérer ce que vous aviez de plus précieux: votre vie privée. 

Or, en la jetant en pâture aux marques et autres moteurs de recherche, Facebook n'a pas respecté son engagement et subit par conséquent un désamour fort.

Comprendre les évolutions

Si on y regarde rapidement, ce nouveau design ne semble pas très impliquant mais pour Facebook il s'agit de répondre à plusieurs problématiques à travers la page sur laquelle les utilisateurs passent le plus de temps:

1. Facebook est chronophage et finalement Instagram est plus rapide/intéressant à consommer

2. Facebook ne me permet plus de voir les contenus que j'ai envie de voir (edgerank)

3. Facebook est un endroit, pas un outil

4. Facebook ne me permet pas de gérer ma vie privée

5. Dilemme entre marques et utilisateurs

La suite est sur le JDN
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Facebook pourra-t-il se relever de son désamour?

  Facebook dead

La promesse de Facebook de devenir votre tiers de confiance pour tout ce qui concerne ce que vous avez de plus cher: votre vie privée, vos relations, vos amis, vos amours, était nécessairement risquée & compliquée.

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'un certain nombre de choix, comme l'ouverture totale par défaut aux moteurs de recherche et aux marques des profils, n'ont pas aidé et loin de là….

De l'autre coté,le coté pervers de Facebook est que plus on l'utilise le service, plus cela nous entraine vers un usage déraisonné qui nous donne envie d'arrêter. Ainsi, le nombre moyen d'amis n'a eu cesse d'augmenter, rendant l'information nécessairement de moins en moins pertinente.

Aujourd'hui, il est difficile d'ignorer le désamour de Facebook qui est enclenché.

 

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Oprah Vs Madonna: Twitter nouvel étalon de l'influence?

Oprah madonna finale

On parle beaucoup de l'influence supposée, en particulier sur les réseaux sociaux, sans exactement savoir de quoi l'on parle.

Comment un tweet, c'est à dire un message de 140 caractères peut avoir une quelconque influence?

La question est d'autant plus pertinente quand on sait qu'il y en a environ 100 000 à la minute.

Alors évidemment plus la base est large, plus elle a de chance d'être vue (d'ou la course idiote aux followers) mais pour avoir une influence il en faut un peu plus…

Alors quand une célébrité tweet sur une marque, il y a sans doute une répercussion, mais cette dernière est difficile à évaluer.

Twitter et Instagram sont, très rapidement, devenus, des espaces directs d'expression pour de nombreuses célébrités et par conséquent, les marques ont saisi l'opportunité et payent déjà plusieurs dizaines de milliers d'Euros pour 1 de leur tweet aussi fugace soit-il. Folie ou vrai impact?

Typiquement, quand Madonna tweet que son péché mignon est de boire du Krug Rosé, qu'elle en consomme à la TV sur le talk show d'Ellen, quelle répercussion? Aucune de manière notable à priori.

Pourtant, la meilleure preuve de l'efficacité de la méthode est arrivé la semaine dernière.

En effet, le tweet d'Oprah Winfrey sur un produit Seb (aussi inattendu que cela puisse paraitre) a fait bondir de 3% le cours de bourse du groupe.

Oprah

 Il est évident que la structure même du tweet d'Oprah est particulièrement efficace pour la marque (photo + précision qu'elle n'est pas payée pour le faire + produit accessible du quotidien).

A l'instar, de la chute du cours de Nestlé (sur 1 journée) suite à la crise générée autour de Kit Kat, je pense que cette histoire va être utilisée (argument du pauvre) pour justifier la vente de tweets sponsorisés et devrait, à minima, sensibiliser les financiers qui ne s'intéressent pas vraiment à twitter (si ce n'est quand ce dernier peut leur rapporter de l'argent).

De tout temps, les célébrités ont "endorsé" des marques, associant ainsi leur images à la marque.

Alors Oprah plus influente que Madonna? 

Difficile à dire car Madonna n'est venue sur twitter que pour 24h, afin de répondre de manière événementielle aux questions de ses fans mais je pense qu'il sera intéressant de prendre Twitter comme un étalon mesurable de l'influence de telle ou telle personne par l'ensemble des conséquences: reprise par les médias, cours de bourse, montée des ventes ou du cours de bourse....

De là à dire que l'expérience de Seb sera reproductible, rien n'est moins sur. Je pense, en tous cas, que nous allons beaucoup entendre parler de Oprah x Seb….


Vous avez vu il neige ! Conséquences pour les marques de l'esprit moutonnier

T'as vu il neige

On savait que la foule était moutonnière mais les réseaux sociaux sont le catalyseur de cette évidence (dans laquelle je m'inscris volontiers).  Tout le monde publie exactement les mêmes items, parle des mêmes choses à quelques nuances près. C'est même un terrain d'analyse extrêmement intéressant pour un sociologue ou un anthropologue qui voudrait se pencher sur la question.

Cela reste relativement nouveau dans la mesure ou avant les personnes étaient moins actives (comprenez "publiaient moins de contenus"), n'avaient pas nécessairement le matériel pour utiliser à fond l'instantanéité que permet le web, mais désormais on voit les mêmes photos/statuts partout.

Ce WE c'était évidemment la neige à Paris, événement relativement exceptionnel pour notre capitale, le WE dernier la manifestation contre le mariage gay ect….

Il semblerait que les internautes sont presque incapables de partager autre chose.

C'est intéressant de voir les débuts de contestation de ces épidémies de photos identiques les unes aux autres dans lequel il est tellement facile de tomber car vous avez l'impression de partager un moment exceptionnel quand tout le monde vit le même.

Il peut également s'agir de "mouvement" comme par exemple "mettre une photo de soi jeune", et hop, vous avez automatiquement des personnes qui vous suivent et en font de même.

Quand on aborde ce sujet il est difficile de ne pas penser à la culture des mèmes et de manière plus large à Gangnam Style, Bref ou encore les fameux Lip Dud qui ont fait rire (malgré eux souvent) la toile.

Dès lors, plusieurs possibilités pour les marques:

1. Savoir réagir très vite car les tendances sont dépassées de plus en plus rapidement.

Oasis l'a bien compris et a démontré sa capacité de réaction au travers de leur statut vendredi dernier jouant sur cet adolescent (qui a effectivement glané plus de 1 million de like - on lui souhaite que son amie ait tenu sa promesse) sur une photo du même acabit.

Oasis rebondit sur un buzz

De même, il y a quelques années, la marque Volkswagen avait su reprendre avec succès le "double rainbow".

2. Savoir se moquer de ces effets de masse, mais il faut le faire avec beaucoup de tact afin de ne braquer personne tant il est compliqué de se positionner au dessus de la foule.

3. Ignorer le phénomène et considérer qu'il va mourir aussi vite qu'il est né. D'ailleurs, de nombreuses personnes appellent à la mort des mèmes - pour le coup je n'y crois pas.

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Comprendre le Brand Content : Interview des fondateurs de Konbini

Logo Kombini

J'ai eu l'occasion d'interviewer David Creuzot et Lucie Beudet, les fondateurs de Konbini sur leur recette miracle pour générer du contenu autant implicant.

 

1.    Comment est née l'idée de Konbini?

 Tout au départ, nous avons été inspiré par le modèle de la marque ACNE en suède. En fait nous trouvions que l’idée de décloisonner les métiers était super intéressante. Leur principe d’être à la fois une agence, une boîte de prod, un magazine et une marque de fringue ça faisait rêver. Ils avaient réussi à créer une marque hyper cool en étant plus créatifs que les autres et en faisant plein de trucs différents.

 L’idée de ne pas être encarté comme publicitaire ou geek de service nous plaisait bien. En fait nous aimons la création au sens large et finalement quand on a des idées pourquoi ne pas trouver un playground beaucoup plus vaste pour s’éclater et donner le meilleur de soi. C’est l’idée qui est à l’origine de la création de Konbini.

 Nous sommes donc très vite devenus à la fois une boîte de production, un média, une agence et une communauté. Avec du recul, c’était exactement ce qu’il fallait faire pour attirer les nouveaux talents et toucher vraiment une super audience. Je ne vois pas comment c’est possible de faire autrement en 2012.

 

2. Pouvez-vous présenter Konbini en quelques mots ainsi que son business model?

 En Septembre 2008, nous avons lançé notre site avec des contenus vidéo originaux et exclusifs et une "user experience" innovante et cool.

 Le concept a pris très vite et le développement de notre marque a commencé très fort. Plus de 500 heures de programmes originaux ont été produites par nos équipes en 18 mois. Toute la planète musicale et fashion est passée sur Konbini faire un petit big up. Bref, je crois que nous avons produit des grands moments du web.

 Très vite, des investisseurs et des fonds sont entrés au capital et une trentaine de grandes marques dont Orange, Kraft Foods, Nike, Levi’s, Citroën sont venus sponsoriser ou co-produire des contenus avec nous.

 En Septembre 2011, Facebook et Twitter nous ont offert l’opportunité de vraiment devenir un stream dans lequel nous pouvions partager nos contenus exclusifs et nos news originales. Cette opportunité nous a permis de devenir la marque de la pop culture.

 Concernant notre business model, Konbini conçoit et médiatise des contenus originaux. Nous sommes des spécialistes du content marketing. En terme de business model nous proposons des prestations de services pour aider les annonceurs à concevoir et médiatiser des contenus.

 Depuis Avril nous faisons aussi de la stratégie de positionnement, du branding, de la publicité TV tout en intégrant une forte dimension réseaux sociaux.  C’est konbini for brands.

 Dernièrement nous avons lancé la marque sans engagement SOSH pour Orange dont vous pouvez voir le spot en ce moment à la tv . Nous avons aussi imaginé La Radio Libre par Suchard qui s’enregistre tous les jours dans nos locaux (http://radiolibresuchard.fr). Nous sommes aussi sur des problématiques internationales comme c’est le cas depuis Septembre pour la marque Swarovski.

 

3.    Vous arrivez à créer un contenu vraiment qualitatif et engageant, quelle est la recette? 

 La recette c’est l’authenticité. Nous ne sommes plus dans l’époque de la mise en scène et du «bling».  Il faut être vrai. Nous avons d’ailleurs un concept qui cartonne c’est l'auto-interview. Le principe est simple nous envoyons des questions à des invités et ils s’auto posent les questions.

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Quelle est la performance digitale RH des sociétés du CAC40 ?


Une fois de plus je donne la parole à 2 invités (Jean Noel et Benjaminde Digidust) qui ont eu la brillante idée de faire une étude (diffusée gratuitement) sur les stratégies digitales R.H. des grandes entreprises françaises.

L'organisation et donc les R.H. sont évidemment centrales dans la digitalisation d'une entreprise et peut de choses sont écrites sur le sujet. Cette étude et cet article va vous permettre de vous remettre au niveau, alors prêt? 

Je leur laisse la parole :

Attraction, Information, Rétention.
Pour les entreprises, ce sont les trois missions clés de la stratégie de développement RH.
Ce qui a changé, c’est la façon dont les entreprises mettent en œuvre cette stratégie.

- Rendre accessible son site carrière sur mobile quel que soit l’OS
- Révéler « l’inside » de l’entreprise avec des Photos et Témoignage vidéos de collaborateurs via sa Timeline Facebook,
- Utiliser une solution Recruiter pour stimuler des profils « passifs »  sur LinkedIn,
- Retransmettre « in live » par le biais de tweets un évènement RH

Ce sont autant de dispositifs marqués digital accessibles aujourd’hui aux entreprises pour engager une conversation.
Des candidats au profil junior, aux collaborateurs plus expérimentés, ceux qui font ou feront partie de votre entité, ont déjà largement investis ces plateformes.

Garantir cette présence online et maîtriser ce nouvel espace de communication que ce soit sur Facebook, LinkedIn, Twitter, et Site carrière, s’avère donc être le nouvel enjeu pour les entreprises.

Visant à évaluer cette maitrise de la communication digitale RH, l’Etude HR IDEA semble à mon sens se démarquer des travaux déjà connus sur 4 éléments : l’accessibilité du support, l’originalité de l’approche, l’attractivité du support, le potentiel pédagogique du support.


L’originalité de l’approche macro

L’originalité de l’étude HR IDEA est d’adopter une démarche que je qualifierai de « macro ».
A la différence des benchmark ou des infographies (certes agréables à regarder) publiés récemment qui se cantonnent à fournir un panorama de performance sur une seule plateforme (Facebook ou LinkedIn principalement), HR IDEA a fait le choix de couvrir 4 plateformes digitales : Facebook, LinkedIn, Twitter et les sites carrières.
Ce sont en effet les 4 principales plateformes web social utilisés par les entreprises pour leur communication RH.
Ainsi, l’étude a établi 120 critères pour évaluer cette performance. Une performance qui couvre ainsi 4 domaines : la visibilité, l’intégration, le contenu et l’engagement.

Qu'allez vous trouver dans cette étude:

Une originalité dans la forme, mais également dans le fond.
Ainsi, l’Etude HR IDEA présente de façon claire pour chacun des 4 dispositifs :
- les enjeux de la plateforme
- l’utilisation de la plateforme (par exemple, seulement 28% des sociétés du CAC40 ont créé une fanpage Fanpage dédiée au recrutement)
- le classement des 5 sociétés maîtrisant le mieux cette plateforme
- les Best practices (intéractivité entre son compte twitter et le site corporate, réactivité et personnalisation du message sur Facebook...)
- le témoignage d’un Expert de la communication digitale RH

Le potentiel pédagogique

L’intérêt premier de l’Etude HR IDEA est de proposer une cartographie de performance digitale des sociétés du CAC40. Cela s’est traduit par la création d’une matrice comportementale de cette communication digitale. Ainsi, les sociétés sont positionnées en fonction de l’orientation de leur communication. On apprend que seulement 12,5% de ces sociétés du CAC40 ont parfaitement maîtrisées l’approche digitale, ce sont les “Innovators”.
A l’inverse, constitués par les sociétés beaucoup moins enclins à communiquer sur leur activité, peu visibles sur les réseaux sociaux, ce groupe (12,5% des sociétés) est appelé “Ancestors”.

Le potentiel pédagogique ou de conseil, tient au fait que ces acteurs peuvent désormais avoir un support de référence. Ils ont ainsi la possibilité d’évaluer leur positionnement actuel et rechercher un positionnement futur, plus performant, intégrant d’avantage l’outil digital.

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Facebook est-il vraiment sur le déclin?

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Depuis l'article de Business Insider en septembre dernier qui annonce le déclin de l'usage de Facebook, les articles à charge s'enchainent et particulièrement ces temps-çi.

L'article original soulignait particulièrement la chute de l'usage chez les jeunes (particulièrement aux U.S.) qui avaient décidé que Facebook n'était plus "cool". Le journaliste expliquant que l'usage des jeunes donne nécessairement la tendance sur les années à venir et que par conséquent….

La chute du temps passé est une réalité (-12% en aout et - 42% des 12-17 ans) et est liée à 2 principaux phénomènes : le mobile (regardez la montée de Badoo dans le même temps) et le non respect de la vie privé (le fait de se connecter avec ses parents aussi pour les plus jeunes).

En ce début de semaine on peut lire des articles tels que :

- Facebook : une perte de temps pour les annonceurs

- Facebook chute en Europe et c'est à cause de la Russie (des charts vraiment intéressants)

- Est-ce que Facebook est devenu non pertinent?

- L'usage de Facebook en déclin, qui sera le prochain (infographie en tête d'article)

- Les mentions sur twitter et les like sur Facebook n'ont aucun impact sur les ventes

 

De mon coté, je crois à une évolution de l'usage de Facebook plus qu'à un déclin.

Facebook n'est plus tendance c'est une réalité, c'est devenu une plateforme de "personal branding" et d'ailleurs en proposant aux utilisateurs de payer pour mettre en avant leur statut, Facebook l'avoue à moitié (qui paierait pour passer un message à ses amis? ).

Si vous me lisez régulièrement vous saurez que j'ai toujours été méfiant sur l'investissement massif sur les pages Facebook.