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Comprendre le R.O.I. de Twitter par l’exemple

Quand Camille Jourdain m’a proposé d’écrire la préface de son livre « Tout savoir sur Twitter », je me suis posé la question de ce que je pourrais raconter et qui pourrait apporter aux lecteurs.
J’ai pensé à mon histoire personnelle parce que ce sont les vraies histoires qui ont le plus de sens et je crois que celle çi en a beaucoup.
Elle va vous montrer, par l’exemple, comme Twitter possède un R.O.I., question ô combien débattue.

Octobre 2008, nous sommes le soir d’un match de football américain pendant lequel s’affrontent les Steelers et les Dallas CowBoys.
Comme de nombreux américains Mark suit attentivement son équipe favorite : les Steelers.
Mark est un blogueur marketing américain de 42 ans qui habite dans le Tennessee.
Alors que le match bat son plein, Mark se sent seul dans son salon et demande alors sur Twitter qui, parmi les personnes qui le suivent, est aussi fan des Steelers.
Une manière de vivre le match différemment bien sur en lui donnant une émotion nouvelle.
Une jeune fille qui se prénomme Michelle lui répond alors.
Michelle a 24 ans, elle est également américaine, elle vient de l’état de New York mais étudie alors à l’université de Pittsburg, ville native des Steelers et elle est évidemment fan de l’équipe de sa ville.
A priori rien ne les prédestinait à se rencontrer, ils n’ont pas le même âge, n’habitent pas la même ville ni même le même état, ils n’ont en commun que d’être tous les 2 fans des Steelers.
Ils discutent un peu sur Twitter et Mark s’intéresse au blog que Michelle vient d’ouvrir sur lequel elle se met en scène dans des vidéos à caractère humoristique.
Séduit, il demande à Michelle si elle accepterait de créer une vidéo dans le cadre d’un livre qu’il s’apprête à lancer.
Il trouve que cela donnera une touche de fraicheur à son livre B2B.
Elle accepte volontiers et le lien créé entre eux se renforce.

A ce stade, vous vous demandez peut être pourquoi j’ai choisi de vous raconter une histoire sur la préface d’un livre centré sur le business.
En réalité, plutôt que de vous faire l’apologie de Twitter, des x millions de personnes sur la plateforme (chiffre qui sera obsolète nécessairement au moment ou vous tiendrez ce livre entre vos mains) et de tout ce qui est possible de faire, il me semble plus pertinent de vous raconter une histoire dont vous comprendrez bientôt les enseignements pour votre business.

 

L’histoire continue donc et, de manière totalement décorrélée, Michelle parle également français.
D’ailleurs, à cette même période, elle réalise un stage, à distance, pour une entreprise française du web.
Souhaitant se connecter avec des personnes en France, elle décide, entre autre, de me suivre sur Twitter.
Alors que je quittais un de mes employeurs, je me décide à partir en vacances au Brésil et demande, assez naturellement, aux personnes qui me suivent sur Twitter s’ils ont des conseils à me donner sur ce merveilleux pays.
A ce moment là de la journée Michelle est connectée et elle voit mon tweet.
Il se trouve qu’elle revient tout juste d’un échange d’une année avec une université brésilienne à Salvador de Bahia. Elle a adoré ce pays qu’elle connaît bien désormais.
Elle me donne alors des conseils et nous commençons à discuter tant et si bien que nous échangeons de plus en plus.
Suite à mon voyage au Brésil, nous avons entretenu ce lien avec Michelle et quand elle a été de passage à Paris en janvier, nous nous sommes vus.
En septembre 2009, Michelle s’était installée à Paris et alors que je fêtais les 5 ans de mon blog, elle était évidemment de la partie.
Il se trouve qu’à ce moment là, Mark était de passage dans la capitale avec sa femme.
Invité par Michelle, qui ne l’avait encore jamais vu en réalité, il est venu se joindre à la fête.
Cela m’a évidemment donné l’occasion de faire sa connaissance.

Entre temps Mark était devenu l’un des blogueurs marketing les plus connus aux U.S.A et nous avons ensuite gardé contact à travers Twitter.
Il m’a proposé d’écrire sur son blog suite à des présentations que j’avais publié en anglais sur Slideshare et j’ai évidemment saisi l’opportunité.
Ainsi, j’ai continué ce lien professionnel/personnel que j’avais débuté avec Mark.
Sans pouvoir parler de R.O.I. directement financier, nous étions tous les 2 ravis de cette collaboration naissante. D’un coté Mark était ravi du contenu que je pouvais générer sur son blog et moi de la nouvelle visibilité que cela pouvait me donner.
Mais évidemment l’histoire ne s’arrête pas là…
Nous sommes en 2014, et 4 ans après notre première rencontre avec Mark, l’université de Rutgers aux Etats-Unis m’a contacté, après avoir découvert mes articles publiés sur son blog, afin d’animer des sessions pour eux.
Ainsi, un match de football américain m’aura permis de développer mon business B2B avec l’une des plus importantes universités d’Etat américaines mais aussi de rencontrer une personne formidable qui continue de m’aider aujourd’hui sur différents sujets.

 

Cette expérience m’a fait prendre conscience de plusieurs éléments que j’aimerais partager avec vous: 

 

Premièrement : il ne faut pas dissocier « numérique » et « vraie vie ».
En tant que professionnel, on a souvent tendance à plaquer l’organisation de son entreprise sur la manière dont les consommateurs utilisent les outils.
Ainsi, on va parler de relations virtuelles, de e-commerce…en les opposant chaque fois à la vraie vie.
En réalité pour le consommateur, c’est une expérience fluide et il utilise l’un ou l’autre en fonction de ses envies, de son temps, de ses besoins…
Par exemple, on peut rencontrer une personne dans  la vraie vie et renforcer cette relation via Twitter ou vice et versa.

 

Deuxièmement, si le R.O.I. n’est bien souvent pas « financier court terme », cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas.
Si vous cherchez à tous prix à savoir combien telle ou telle opération vous a permis de générer de chiffre d’affaires, vous allez nécessairement prendre des mauvaises décisions.
Car la recherche du chiffre à court terme va rarement dans le sens de la stratégie à long terme.
Bien sur, la pression de la direction ou des actionnaires vous pousse à rechercher ces résultats mais il existe des outils pour tout.
Le web social en général est constitué d’outils conversationnels.
Ils vous permettront rarement de générer du chiffre d’affaires sur le court terme, il y a d’autres outils pour cela comme le search ou l’affiliation par exemple.
Une bonne manière de le comprendre peut être est de réfléchir à la valeur de votre carnet d’adresse, ce que vous avez mis des années à construire.
En qualité de professionnel, vous savez bien que c’est là que réside votre plus grande richesse, que ce réseau vous aidera dans les situations les plus compliquées qu’elles soient personnelles ou professionnelles.
Pourtant, il vous semblerait saugrenue d’aller demander de l’argent à une personne que vous ne connaissez pas…

 

Rapporté à l’échelle de votre marque, et c’est ce que vous allez apprendre dans ce livre, c’est que Twitter est un outil incroyable pour comprendre  les sujets de conversations, suivre les discussions autour de votre marque, faire de la relation clients, faire de la promotion…
Mais surtout, et c’est sans doute le plus important, Twitter peut vous permettre de vous connecter avec des personnes qui changeront peut être votre vie ou votre business.

 

 

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