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Facebook pourra-t-il se relever de son désamour?

 
Facebook dead

La promesse de Facebook de devenir votre tiers de confiance pour tout ce qui concerne ce que vous avez de plus cher: votre vie privée, vos relations, vos amis, vos amours, était nécessairement risquée & compliquée.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’un certain nombre de choix, comme l’ouverture totale par défaut aux moteurs de recherche et aux marques des profils, n’ont pas aidé et loin de là….

De l’autre coté,le coté pervers de Facebook est que plus on l’utilise le service, plus cela nous entraine vers un usage déraisonné qui nous donne envie d’arrêter. Ainsi, le nombre moyen d’amis n’a eu cesse d’augmenter, rendant l’information nécessairement de moins en moins pertinente.

Aujourd’hui, il est difficile d’ignorer le désamour de Facebook qui est enclenché.

 

D’abord à travers sa propre expérience ou l’on se rend compte que tout à chacun trouve le réseau social trop intrusif ou trop chronophage.

D’ailleurs, quand je demande à mes étudiants de Dauphine l’évolution de leurs usages, l’avis est quasi unanime et rejoint ce que l’on lit ici et là, ils le délaissent pour les mêmes raisons.

D’ailleurs, un signe qui ne trompe pas, c’est que de GigaOM à Mashable en passant par Social Media today, tous les médias spécialisés en parle librement désormais. 

Jusqu’à publier des notes au titre évocateur:  « 6 choses à faire avant de supprimer votre compte Facebook »….

Alors évidemment quand le directeur produit de Facebook ( Blake Ross) quitte l’entreprise en utilisant comme boutade qu’il part parce que les enfants d’un journaliste de Forbes n’utilisent plus Facebook cela fait moyennement rire…. (d’ailleurs il a fini par retirer du web son mail de départ).

Comme le souligne un article il est évident que quand on sait qu’un utilisateur moyen passe 7h/mois sur Facebook, cela ne peut aller que décroissant mais les chiffres sont évocateurs:

– 42% des utilisateurs de 18 à 29 ans disent passer moins de temps sur Facebook que l’an passé

– 38% espèrent encore réduire le temps passé sur Facebook

 La pression des actionnaires rendent Facebook de plus en plus ouvert aux publicités pour le moins douteuses au milieu du newsfeed, ce qui n’est pas pour plaire aux utilisateurs….et ne va pas dans le sens d’un retour à l’amour à la marque.

Entre la rupture de la promesse de Facebook envers ses utilisateurs, le dilemme entre marques et utilisateurs (au plus les marqueset donc le business, au moins l’amour des utilisateurs)ou encore le non passage d’un endroit à un outil (on verra ce que donne le moteur de recherche mais j’ai des doutes de ce coté), la mission est loin d’être gagnée pour le réseau.

Néanmoins, je ne crois pas à la mort de Facebook dans le court terme mais à une évolution forte.

Déjà en permettant aux utilisateurs de payer pour rendre leurs statuts plus visibles, Facebook admet qu’il ne s’agit plus d’une plateforme uniquement amicale mais bel et bien d’un mix pro perso.

En cela, Facebook reste très moderne puisque ce flou entre vie privée et vie pro s’installe au fur et à mesure dans l’esprit.

Facebook comme prolongement de Linkedin? 

Quand on voit le succès économique de ce dernier, on peut se dire qu’il pourrait s’agir d’une solution intéressante pour Facebook…

Pendant ce temps, Tumblr et Instagram (qui appartient à Facebook) récupère les adolescents en mal de cool.

Facebook-Fatigue

gregfromparisAuteur: Grégory Pouy

Comments :

  1. Le monde des études wrote…

    Ca semble difficile de casser la dynamique de perte de « cool » de Facebook bien enclenchée auprès des ados à moins d’une refonte en profondeur du site, de son design et de sa politique, ce qui ne semble pas pour demain.

    En attendant, la croissance externe peut permettre de limiter la casse… mais le cycle de « ce qui est cool » chez les jeunes est tellement court (cf. Apple) que les achats de Facebook pour réussir à les capter risquent d’être nombreux (et désordonnés à terme).