Ambiance musicale du dimanche : The Beatles

C'était donc ça…la reprise…

Autant que cela puisse vous faire rire, le retour de San Francisco ne se passe pas sans fracas avec un décalage horaire de 9h et les ddv qui s'enchaînent à des heures normales.

Mais bon, ça serait vraiment malvenu de pleurer, je ne le ferais donc pas et je conserve un sourire revenu jusqu'au oreilles.

Beaucoup de concerts cette semaine, dont Skip the Use (j'étais très étonné de voir que peu de personnes les connaissent autour de moi) qui sont de vraies bêtes de scène.

Je ne suis pas à fond rock mais j'avoue qu'ils donnent vraiment la patate !

Et puis Mini à fait venir Jamaica pour mettre le feu au salon de l'auto jeudi et j'avoue que la soirée était détonnante par rapport aux autres espaces !

Enfin, les concerts en appartements de W9 toute la journée de samedi. Un concept qui sera bientôt diffusé à la TV.

 

Coté musique, j'avais déjà mis Skip the Use donc je vais passer à un autre son que j'apprécie.

Et comme nous sommes déjà dimanche soir…on va passer sur un morceau des Beatles que l'on entend un peu moins fréquemment.

 

Bonne écoute et bon dimanche

 

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Mes impressions de San Francisco et de la scène locale

Il est toujours intéressant d'expérimenter un voyage à San Francisco même de 10 jours car on se prend vite au jeu.

Grace à mon amie Axelle, sans doute l'une des françaises les mieux connectée dans la Valley, au cours de cette semaine, j'ai eu l'occasion de rencontrer de nombreuses personnes dans des entreprises comme Pinterest, Path, Apple, Google, Zaarly,  Altimeter, Scoop it ou encore Square. 

J'ai également eu l'occasion de passer quelques jours sur le campus de Stanford pour aller voir mon amie Marie, une faculté prestigieuse s'il en est mais surtout au coeur de l'écosystème des start up locales tellement ils ont aidé de nombreuses d'entres elles à naitre et se développer.

Après ces 10 jours, ma sensation est assez identique à celle que j'avais eu l'an dernier, c'est à dire un plein d'énergie, une ville ou les gens sont progressistes, enthousiastes et où ils travaillent très dur mais avec le sourire.

Plus que le coté mercantile, c'est la passion qui anime vraiment les entrepreneurs, les designers ou même les personnes du marketing. 

Cette dernière est d'ailleurs sans faille et lorsqu'elle l'est, on sait que l'entreprise ne pourra aller loin et qu'à un moment donné dans sa croissance, elle ne saura pas drainer de communauté suffisante autour d'elle. On y trouve beaucoup de personnes inspirantes au sens propre du terme.

La simplicité aussi, par exemple celle du fondateur de Pinterest est désarmante, est clef car quand on entouré de personnes brillantes, personne ne possède la vérité absolue, il s'agit alors de savoir écouter tout en défendant ses idées.

Ici, il y a peu de gossip comme on peut le voir en France, on parle d'idées, on débat des prochaines innovations et moins des personnes.

Aussi, on parle évidemment beaucoup de Twitter et Facebook.

Depuis San Francisco, Facebook est largement affaiblit, déjà Zuckerberg n'est pas porté dans le coeur de beaucoup mais surtout les enjeux que le service doit relever semblent insurmontables et cette dichotomie d'intérêts entre les intérêts des annonceurs et des utilisateurs est de plus en plus complexe à résoudre.

La crise de cette semaine les a sans doute un peu plus décrédibilisé.

La communauté, au sens premier du terme, c'est à dire les gens qui permettent aux start up d'exister, est clef et remis au premier plan alors qu'elle avait pu, à un moment donné être reléguée comme étant part d'une vulgaire base de données simplement.

Le mobile est évidemment au centre de l'attention mais loin d'être un "nice to have", il est au coeur des discussions. Si vous n'avez pas le mobile, on sait d'ores et déjà que vous aurez du mal à percer demain. Ors, peu d'entreprises peuvent se targuer de l'avoir parfaitement intégré même dans la Valley.

Le business model ne semble pas être au coeur des préoccupations mais ce mouvement change au fur et à mesure, on se demande de plus en plus pourquoi et comment on va être rentable voire on apprécie les services qui le sont à l'origine même si ça ne doit jamais être la motivation première évidemment. 

 

Mais on se rend surtout compte qu'une ville est en avance quand la scène tech n'est pas la seule chose différente. 

Ainsi, la scène "foodies", la conscience écologique, le respect de son corps à travers le sport (je veux dire tout le monde fait du Yoga là bas) sont bien en avance.

Alors si vous vous demandez si je vais partir là bas, la réponse est simplement que l'on a pas vraiment envie de rentrer lorsque qu'on y est, la vie est ensuite une série d'opportunités et on verra bien ce que la mienne m'apporte…mais il est évidemment tentant de pousser un peu le destin...

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La crise de Facebook, symptomatique de son désamour

Vous n'aurez pas manqué de remarquer qu'hier, tout le monde ou presque, les médias les premiers, a diffuser un message expliquant que les messages privés de 2007 à 2009 sur Facebook avait été mis à disposition de manière publique sur les profils publics.

Que ca soit vrai ou faux (Facebook dément avec force), ce que je trouve intéressant c'est plus d'analyser les raisons de cette crise.

1. La viralisation de l'information : tout va de plus en plus vite. Les médias ont tiré extrêmement vite sur l'ambulance sans pouvoir véritablement vérifier l'information, ce qui a pour conséquence, d'avoir crédibiliser l'information auprès des internautes ("si c'est dans le Monde, ça doit etre vrai...")

La vitesse de l'information est telle qu'il est parfois compliqué pour les journalistes de faire une enquête poussée sur un sujet tel que celui là ou il faut savoir être réactif.

2. La chute des frontières: l'information diffusée en France est assez rapidement arrivée dans les médias américains et a donc généralisé la crise. S'il était nécessaire de le vérifier les médias français peuvent avoir de l'influence outre atlantique.

3. La place prépondérante de Facebook : Près d'1 milliard de membres plus tard…Facebook est partout chez les internautes et est largement utilisé, on comprend donc que ces derniers prennent peur lorsqu'une information comme celle là sort dans la presse.

Si Facebook a raison (je suis moi même surpris de voir les messages que des personnes ont pu partager avec moi sur mon profil public (numéro de mobile, adresse personnelle…)),  cela signifierait donc que les internautes ne se rendent pas compte de la sensibilité des informations partagées sur le réseau social...ou en tous cas, ils ne réalisaient pas avant 2009. 

4. Le désamour de Facebook : je crois que c'est l'information la plus importante finalement de cette crise. Facebook est de plus en plus vu comme un "Big Brother" auquel les gens n'ont pas confiance. Personne n'attend de savoir si cela est vrai ou pas, Facebook génère du désamour et de la crainte.

Hier, on a pu lire des messages tels que "je comprends pourquoi j'ai quitté Facebook" ou "Facebook me donne encore une raison de les détester"

D'ailleurs, meme si Facebook arrive à prouver que cette information était fausse, le mal est fait (cela me fait penser à la crise de Dominos Pizza en 2009) et dans l'esprit des internautes, il va falloir se méfier d'autant plus du réseau social et de ce que l'on partage en ligne. 

C'est intéressant de voir que malgré les démentis, les internautes n'ont pas confiance et cela a beaucoup d'importance pour la compréhension de l'avenir de Facebook.

 

L'entrée de bourse a déjà fait beaucoup de mal à Facebook et de nombreux spécialistes voient déjà Facebook glisser vers une nouvelle vie qui pourrait être comparée aux pages jaunes, c'est à dire un endroit où il faut être présent mais plus vraiment celui où l'on partage des informations personnelles.


Est-ce que "mettre le client au centre" est véritablement un sujet?

A priori non, enfin si vous demandez à n'importe quel commerçant, marketer, commercial et meme à des fonctions juridiques, comptables ou autre…il semble évident que le client doit être au centre.

Comme si cela ne suffisait pas, on nous rabâche les oreilles avec cette non vérité tellement convenue.

Mais alors, pourquoi Forrester Research, à travers 2 de ses analystes, a souhaité sortir en 2012 un livre intitulé "Outside In : the power of putting customers at the center of your business"?

La raison est relativement simple, ce que derrière cette réalité, quand vous regardez la manière dont les entreprises fonctionnent, elles ne donnent finalement que peu de crédit à l'expérience consommateur et d'ailleurs, peu de marketers sont vraiment capables de définir ce qu'est l'expérience consommateur : La qualité du service clients ? Un concept fumeux ? la facilité d'usage d'un produit ou d'un service ? 

La définition de Forrester est qu'il s'agit de la manière dont les clients perçoivent les interactions avec une marque. Par interactions ils entendent les produits et/ou services que votre marque offre, comment vous gérez votre business, les valeurs de votre marque.

Et par clients ils entendent les personnes achetant déjà votre marque ou ceux qui pourraient le faire.

 

Une fois les définitions posée, il reste vrai que l'expérience client n'est pas forcément au centre des préoccupations des entreprises qui parfois privilégient le R.O.I. financier court terme, ou se battent sur de la politique interne ou encore oublie leurs valeurs et leur raison d'être initiale (le rôle de Kodak n'était-il pas de rendre la photographie la plus populaire possible et pourtant les chimistes à la tête de l'entreprise ont refusé de croire au numérique qu'ils ont pourtant inventé, passant de 90% de parts de marché mondiales en 1976 à la faillite en 2012…).

 

Meme si cela semble logique, il est souvent nécessaire aux personnes défendant cette position (customer experience director > d'ailleurs en avez vous un? ) de rendre tangible les économies ou le business généré en monnaie sonnante et trébuchante.

D'ailleurs une de leur étude, faite sur les plus grandes marques mondiales,  montre que du point de vue des consommateurs seules 3% reçoivent un "excellent" en ce qui concerne l'expérience consommateur, 34% un "bien", ce qui implique que presque 2/3 des marques ont un "ok" un "pauvre" ou "très pauvre". 

Aussi étonnant que cela paraisse en 2012, mettre l'expérience consommateur au centre reste un facteur clef de différenciation. 

Ce livre est construit autour de cas d'entreprises bien réelles qui expliquent comment elles ont généré des millions de dollars (très U.S centric) à moyen terme en s'intéressant à l'expérience client, sans parler évidemment de l'implication long terme d'une telle politique d'entreprise.


Ambiance musicale du dimanche : Woodkid

Une note en décalée puisque moi même je le suis (décalé).

J'écris cette note depuis San Francisco ou plus exactement depuis l'université de Stanford ou je suis arrivé avant hier et ou il est 7h30 du mat...

Un voyage au coeur de la Silicon Valley pour mieux comprendre l'écosystème mais aussi et surtout l'occasion de voir de bons amis pendant les 10 jours que je vais passer ici.

Je n'étais pas parti de l'été donc cette semaine est bien méritée même s'il ne s'agit pas vraiment de vacances à proprement parlé.

Les vacances seront pour un peu plus tard je suppose, l'Argentine me tend les bras mais je retournerais bien au Brésil aussi et la Corée me somme de venir rapidement.

Il va falloir s'organiser car je suis aussi censé être en Australie en juin prochain…en plein hiver là bas mais pour la bonne cause malgré tout.

Autrement, le travail a repris et ce n'est rien de le dire, la vie va vite, très vite et cela explique aussi pourquoi il va falloir que je travaille depuis San Francisco.

Cependant, il faut aussi reconnaitre qu'il y a de bonnes surprise, pleins en réalité et ce n'est pas pour me déplaire évidemment.

 

Coté musique, j'ai écouté tellement de choses dernièrement que je ne sais même plus quoi choisir pour être honnête mais disons qu'un Woodkid fera bien l'affaire !

A noté qu'il sera en concert la semaine prochaine au Grand Rex et que ca va être un moment dingue je pense.

 

Bonne écoute et bon dimanche


Comment le marché de la publicité peut évoluer dans un monde de flux?

On voit de plus en plus d'articles vraiment intéressants  sur le sujet de l'avenir de la publicité sur le web. Il faut dire que les choses vont vite et que les vieilles recettes commencent à sentir le rance.

Dejà il y a quelques années, les aggrégateurs de flux RSS comme Netvibes ou Google reader  avaient un peu cassé le modèle, mais désormais que ce soit Twitter, Facebook, Flipboard, Zite, Pocket, les nouvelles plateformes de blogs (Medium, Branch) ou même Pinterest, la réalité est que les internautes vivent dans un flux incessant d'informations et sont de moins touchés par les formats publicitaires puisqu'ils consomment le contenu sur des espaces tiers.

D'un autre coté sur les sites, les taux de clics sont en chutes libres, il est de plus en plus difficile de vendre du cpm (cout pour mille) à des annonceurs qui sont beaucoup moins novices qu'ils n'ont pu l'être…

L'ère des sites qui arboraient fièrement des nombres de visites importants mais cachant un taux de rebond désastreux, un temps passé ridicule ou encore un mauvais taux de clic risquent de ne pas durer (ce qui est sans doute pour le mieux) très longtemps. 

Il en va évidemment de même pour les sites vendant du display sous la ligne de flottaison que l'internaute ne voit qu'une fois sur 10….

Les pop-up ont fait des petits…malheureusement…et les supports en mal de cash essaient d'imposer la publicité à 'l'internaute comme sur Youtube avec des vidéos en pré-roll ou encore sur le site de Capital avec l'obligation de regarder une vidéo pour accéder à un article (sérieusement ?).

Mais loin d'être efficace, cela détourne l'audience vers un autre support ou (pour Youtube) amène l'internaute à ignorer la pub.

Il est impossible de ne pas accepter que cette surexposition publicitaire forcée ne nous plait pas en tant que consommateur….il faut donc penser d'autres formats, d'autres solutions pour être plus efficace.

 

Alors comment doit se transformer la publicité à l'ère des flux?

Nous allons nous épargner la sempiternelle "Content is king" mais il semble que les modèles qui arrivent à avancer avec succès soient centrés sur du contenu.

Ainsi Tumblr s'est toujours refusé aux modèles classiques de display et cherche plutôt a développer avec les annonceurs des contenus de marques qui s'intégrènt parfaitement dans le reste des contenus.

De la part de l'annonceur, cela implique un travail totalement différent et bien plus complexe puisqu'il ne s'agit pas d'arriver avec une bannière au format IAB et de la coller sur l'ensemble des sites qui l'intéressent mais plutôt de réfléchir support par support comment s'intégrer au mieux. Le marketing viral est encore une autre solution envisageable.

Il est évident qu'il est plus simple et surtout moins couteux de décliner une bannière. 

Par conséquent, il semble difficile d'imaginer que tous les annonceurs pourront se payer ce luxe avec l'ensemble des supports sur lesquels ils travaillent et cela devrait avoir plusieurs conséquences :

- La croissance des pubs de type "google ad" d'autant plus si quelqu'un trouve une vraie bonne solution pour le mobile

- Une concentration du nombre de support (pas de place pour les petits)

- Des platforms d'ad Exchange qui vont détruire de la valeur sur les petits

- Des pubs conceptualisées à leur univers et plus intéressantes

 

Histoire de finir sur une touche positive néanmoins, on voit de plus en plus d'annonceurs quitter les médias de masse par manque de moyens suffisants pour émerger. Le marché publicitaire du digital est donc en croissance. La question reste de savoir comment l'appréhender au mieux évidemment.

 

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Ce blog à 7 ans aujourd'hui et va continuer à vous ennuyer [désolé]

Comme tous les ans depuis, je fais une petite note pour remercier tout ceux qui lisent, commentent, partagent, viennent me voir dans la vraie vie, me font confiance ! 

Oui je sais, nous sommes le 11 septembre toussa...lot du hasard que voulez vous...

Evidemment, un blog sans lecteur ou aucune réaction, à moins de vouloir en faire un outil de thérapie personnelle, n'a aucun intérêt.

C'est toujours marrant de voir des gens qui hésitent à se lancer comme j'ai pu hésiter il y a 7 ans avec les mêmes doutes, c'est à dire, plus précisément : "mais je n'ai rien à dire de plus que les autres".

En réalité, sur les blogs, les lecteurs cherchent des points de vue, de la constance, de la sympathie.

Et comme je le dis depuis 7 ans, le blog c'est surtout des rencontres, des rencontres et encore des rencontres !!!!

De mon coté, j'essaie comme je peux de donner tout ca et j'ai appris à vivre avec mon lot de critiques destructives (à l'inverse de constructives donc) bien que je ne sois sans doute pas le plus à plaindre dans la catégorie.

J'ai appris à en rire ou sourire maintenant alors du coup, je n'ai pas fini de vous ennuyer avec mes notes sur le marketing, la com et autres sujets connexes. Désolé.... Je vous promets que je peux etre drôle aussi de temps en temps.

Cette année, pas de soirée sous un pont mais le coeur y est et mon site d'invitation à un titre toujours à jour si c'était nécessaire de le rapeller.

Logiquement, il devrait y avoir une huitième année et des changements devraient arriver dans les mois à venir à priori..

Merci à tous encore.


85 slides pour tout comprendre de la culture des "Mèmes"

J'explique souvent aux personnes à qui je parle d'Internet que, comme pour la littérature, la presse ou encore la TV, il y a une vraie culture du web.

On peut la juger comme on le veut, il se trouve qu'elle existe bel et bien et qu'elle entre dans la "pop culture", c'est à dire la culture populaire.

La conséquence est que l'on peut désormais faire référence à des éléments de cette culture "double rainbow", "l'homme nu" dans des contextes hors web.

La preuve la plus simple (sans doute) de ce changement de paradigme est de se rendre compte du nombre de médias dit traditionnels comme la TV qu se basent désormais sur du contenu récupéré sur internet.

Une partie de cette culture qui est sans doute la plus compliquée à appréhender et analyser sont le phénomème des "Mèmes".

Comme le précise la présentation un "mème" est "un élément d'une culture ou d'un ensemble de comportements qui se transmet d'un individu à l'autre par imitation ou par un quelconque autre moyen non- génétique".

So Cult et  Curiosers ont développé une longue présentation qui vous permettra de mieux comprendre ce phénomène et voir si une marque peut y tirer partie ou pas et dans quelles conditions. 

La présentation à un style narratif vraiment fort, drôle et le contenu est définitivement riche, foncez donc lire cette présentation parfaitement exécutée tant dans le fond que la forme !

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Quand la banque fait face à la révolution mobile

 Le mobile ne cesse de me surprendre, nous avons attendu tellement de temps avant que cela ne décolle et maintenant, j'ai la sensation que tout va très vite.

Dans la gestion de son argent aussi...

Déjà 20% des internautes en Europe utilisent leur mobile pour accéder à leur compte - même si cela concerne principalement (encore) des notifications par sms, cela signifie que cet usage est désormais devenu grand public.

Ainsi, 14% utilisent le SMS, 9 % les sites mobiles (en particulier en Espagne et en Suède) et seuls 5% utilisent les applications (France et Suède majoritairement).

Etonnement, le pays qui se démarque par le non usage, est la GB avec 2% qui utilisent leur mobile pour accéder à un service bancaire (peu d'offres de la part des banques).

L'étude de Forrester sur laquelle je m'appuie pour rédiger cet article a interrogé 43 banques de détail en Europe et, il en ressort que la quasi intégralité d'entres elles proposent des services mobile désormais, du plus basique (notification SMS) au plus avancé (applications sur les différentes plateformes accessibles).

De manière assez logique, les banques proposent de plus en plus de services via mobile mais surtout, elles envisagent de développer de nouveaux usages par ce biais et c'est évidemment la partie intéressante.

Le plus basique étant la capacité de localiser les distributeurs d'argent, mais surtout, et c'est l'avenir, la capacité de payer avec son mobile (d'ailleurs des rumeurs sur l'intégration du NFC (paiement sans contact) dans le prochain iPhone vont bon train. ) jusque parfois, comme la Caixa, a intégrer des services de shopping (cinéma, bus…) directement dans leurs applications.

La Barclays par exemple a lancé une application iPhone en février dernier (Pingit) permettant d'envoyer de l'argent par sms.  Afin d'expliciter un peu, il s'agit en fait d'envoyer un code par sms, code permettant d'accéder à la somme sur n'importe quel terminal, sans même une carte de paiement.

Sur un autre terrain, la Société Générale, en France, propose de gérer son budget mensuel avec une petite jauge qui vous permet de savoir si vous êtes encore dans les clous.

On comprend que les banques s'activent tant la croissance attendue des smartphones est forte (de 34% cette année, on devrait atteindre 67% des utilisateurs de smartphone fin 2016) et l'usage de l'Internet mobile également nécessairement (54% des utilisateurs de mobile).

Cet usage (simple, immédiat), comme pour les autres secteurs, devrait naturellement déplacer une partie des actions faites classiquement en ligne ou au guichet.

Mais surtout, on a vu les banques se faire de plus en plus challenger sur le paiement mobile avec des services comme Izettle en Europe, Google Wallet ou encore Square aux U.S.

Ors, la banque en ligne est évidemment la 1ère pierre vers le paiement mobile, il est donc indispensable pour les banques de se positionner clairement.

Compliqué néanmoins pour les banques d'aller vite alors qu'historiquement, c'est un marché peu dynamique. Pourtant avec la concurrence d'entreprises telles que Apple ou Google, impossible de ne pas se bouger rapidement, surtout que les attentes consommateurs sont de plus en plus fortes.

Cela peut paraître simple mais les contraintes sont fortes ! D'ordre sécuritaire tout d'abord bien sur mais aussi en terme de coût (en particulier sur de la data mobile) pour les usagers, ou plus basiquement  la fragmentation des plateformes, le développement des applications ET du web mobile.

La longue présentation de Forrester propose d'ailleurs une méthodologie en 4 étapes  pour guider sa stratégie : People / Objective/ Strategy/ Technology.

Mais je vous laisse découvrir tout cela dans le rapport (payant malheureusement) vraiment dense de Forrester.

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Ambiance musicale du dimanche : The way you make me feel

Cette semaine, j'ai eu la chance d'aller aux jeux Paralympiques.

Evidemment la cérémonie d'ouverture était à couper le souffle, évidemment il y avait beaucoup de monde, évidemment, j'ai adoré.

Mais ce qui m'a le plus marqué finalement, c'est un questionnement personnel vis à vis du handicap.

Comme la majorité d'entres vous, je suis valide et j'ai un regard de compassion pour les personnes handicapées.

La réalité est que lorsque nous croisons un handicapé, nous nous concentrons sur ce handicap que ce soit un pied en moins, un bras ou peut être une jambe ou encore une malformation...

De notre point de vue de valides, leur vie ne ressemble à rien à ce que l'on souhaiterait.

Jamais nous imaginons ces personnes faire du sport et encore moins participer à des jeux olympiques ou faire des compétitions.

Il faut être honnête, lorsque l'on regarde des athlètes c'est aussi, un peu, pour nous faire rêver que ce soit par leurs capacités hors du commun ou leurs physiques parfaits.

Evidemment, regarder des handicapés n'entraîne pas, à priori, d'admiration mais plutôt une forme de voyeurisme malsain (j'avoue). 

Et pourtant….

Participer aux jeux paralympiques, c'est voir des hommes et des femmes que la vie n'a pas aider, se dépasser, faire des choses que nous n'imaginions même pas possible (nager le papillon avec 1 seul bras, le crawl sans jambe, jouer au volley sans pied….) et je peux vous assurer que si vous arrivez à dépasser cette gêne idiote, vous admirerez ces athlètes.

Comme cette vidéo le notait très justement, ce sont des surhommes qui, bien qu'ils soient diminués d'une manière ou d'une autre, font des choses extraordinaires et sont tout autant respectables que des athlètes valides voire même plus....

Une véritable leçon de vie finalement pour nous qui, dès que nous avons un bobos nous plaignons, ne faisons pas de sport pour x ou y raisons….

Notable également le traitement des jeux paralympiques à Londres ou ils font la une des journaux ou les gens se déplacent en masse (les espaces étaient pleins) tandis qu'en France, un journal comme l'Equipe parle du mauvais traitement médiatique de ces jeux en page 30…..il aurait peut être été malin de s'appliquer à soi même ce que l'on écrit dans un article… je vous invite donc à rejoindre les 116 000 personnes sur cette page fan afin de soutenir à votre façon ces sportifs de haut niveau.

 

Coté musique, et pour changer totalement de sujet....du Michael Jackson forcément car hier, j'ai eu l'occasion d'aller voir un documentaire sur l'album Bad réalisé par Spike Lee.

Quand on m'a annoncé que cela durait 2h30 et malgré mon intérêt évident pour l'artiste, je me suis dis que ca allait être un peu longuet…

Pas du tout…ce documentaire est juste dingue et véritablement fort en émotion. Vous apprenez à connaître l'artiste, le travail incommensurable autour d'un album ou des vidéos d'un artiste aussi pointilleux qui n'était que difficilement satisfait.

Il me semble qu'il passe encore un peu au Max Linder sur les grands boulevards mais sinon il vous faudra attendre la sortie du DVD.

 

Bonne écoute et bon dimanche