Hub Forum et Flow : les 2 conférences de la rentrée à ne pas manquer

Vous voilà de retour au bureau, une tonne de dossiers à traiter, sans doute vos budgets à boucler et toujours autant de propositions pour vous rendre à des conférences/petits déjeuners, salons….

Impossible de se rendre à tous ces événements, il faut choisir…

Si vous ne savez pas comment faire votre choix, voici les 2 événements que je vous recommande vivement de ne pas rater.

 

Flow - Le luxe à l'ère du digital - Le 24 septembre 2012

C'est la seconde fois seulement que cette conférence se tient mais avec un niveau très élevé de speakers autour des métiers de la mode, de la beauté et du luxe.

Il suffit de regarder le programme pour se rendre compte que le contenu va être dense et que vous n'allez pas perdre votre temps !

Twitter, Foursquare, Instagram, Tumblr, Youtube seront présents pour expliquer comment les marques peuvent utiliser leurs services.

Egalement présents des marques comme Yves Saint Laurent pour partager leurs expériences avec vous.

Pour connaître les organisateurs, il est facile d'affirmer qu'en plus, vous serez particulièrement bien reçu.

Une conférence passionnante et aux prestations exceptionnelles, rien de tel pour attaquer la rentrée !

 

A qui s'adresse cette conférence ? 

 De manière assez logique, cette conférence s'adresse aux personnes travaillant dans l'univers de la beauté, de la mode et du luxe en priorité avec une base en digital existante idéalement- je pense que les experts digitaux devraient également y trouver leur compte s'ils osent poser des questions aux speakers.

A noter que beaucoup de contenus seront en anglais, c'est toujours mieux de le savoir.

 

 

 

Le Hub Forum - la crème du digital - les 11 et 12 octobre 2012

 

Le Hub forum entre dans sa 3ème édition et chaque fois le niveau augmente encore !

La liste des speakers est simplement impressionnante à un point tel qu'on se demande comment Vincent, Emmanuel et leur équipe arrivent à faire se déplacer autant de personnalités sur un même événement.

Pour n'en citer que quelques uns : Global Head of digital marketing de Nestlé, Président de TBWA, CEO de Bolloré, CEO d'Havas, CEO de Ventes Privées, Directeur du digital de RedBull, Directrice du Marketing de Tata, CEO de 'l'Equipe.fr, Directeur Général du Figaro…...

 

A qui s'adresse cette conférence ? 

Cette conférence s'adresse tant aux personnes en agence qu'aux personnes chez les annonceurs. Très clairement il s'agira moins de parler de PME et de B2B mais pour tous les autres, c'est à dire travaillant pour (ou avec) des annonceurs de bonnes tailles, c'est sans doute LA conférence à ne pas rater tant pour comprendre comment de grands groupes arrivent à intégrer le digital mais également pour pouvoir rencontrer et discuter avec un maximum de personnes ayant les mêmes problématiques que vous.

A noter également la présence de patrons de médias et de speakers travaillant dans l'univers du sport.

 

Je vous souhaite à tous une bonne rentrée !

 

 

 


Concentré de l'essentiel de ce que vous avez peut être raté cet été !

 Dans le monde du digital, juillet et aout ne sont pas des mois de tout repos et cette année nous l'a encore prouvé.

Si vous avez profité de ces 2 mois pour vous couper un peu de l'Internet, vous avez sans doute eu raison, mais vous avez également, peut être manqué quelques informations importantes.

Il est donc essentiel de se remettre à niveau pour la rentrée, afin d'épater vos collègues de bureau avec autre chose que vos photos de vacances…ou juste pour bien faire votre travail car la tâche, comme à chaque rentrée, s'annonce hardue.

1. L'arrivée de Marissa Mayer chez Yahoo!

Cela donne envie à beaucoup de personnes bien avisées d'investir dans Yahoo! désormais même si le sujet reste discuté. A noter que beaucoup de VP de Facebook sont également partis suite au désastre de l'introduction en bourse.

Ce que je vous propose de lire sur le sujet.

 

2. Le rachat de Wildfire par Google

Cela nous montre une véritable consolidation du marché qui va être intéressante à suivre.

Ce que je vous propose de lire sur le sujet.

 

3. Le rachat de Sparrow par Google

Une news qui a surtout fait du bruit en France puisqu'il n'est pas si courant qu'une start-up française se fasse racheter par le géant Google. Entre fierté (que Google s'intéresse à des start-up de l'hexagone) et dégoût (mise à mort d'un service email hyper efficace), les commentaires ont été bon train.

Ce que je vous propose de lire sur le sujet.

 

4. Apple gagne le procès contre Samsung : mais qui gagne vraiment?

Je suppose que vous avez tous suivi le milliard de dollars que Samsung va devoir verser à Apple et les implications de cette décision juridique mais il est aussi important de lire un peu plus loin que ca pour comprendre qui a vraiment gagné/perdu.

Ce que je vous propose de lire sur le sujet.

 

5. Les évolutions majeures de Facebook cet été

De manière générale, après la débacle en bourse et la crise de confiance de certains annonceurs, Facebook se voit obligé d'aller dans le sens des annonceurs très clairement. La question reste de savoir de quel oeil les utilisateurs vont voir cette présence beaucoup plus massive des marques dans leur réseau social préféré.

Dans le détail ca donne : 

-Apparition de la suggestion de pages que vous pourriez aimer dans le newsfeed (version PC et mobile)

- Apparition de résultats sponsorisés dans le moteur de recherche

- Capacité de cibler ses mises à jour sur sa base de fans

- Le passage à la timeline obligatoire cet autonme 

- Création d'un statut "enceinte" (mais est-ce vraiment important?)

- Possibilité de programmer ses publications personnelles

 

6. Les évolutions majeures de Twitter cet été

Twitter devient un outil indispensable et même s'ils génèrent des revenus, le moment est venu de faire des changements majeurs passant d'une plateforme à un media à proprement parlé.

Ils prennent une route intéressante à suivre et je vous conseille vivement cet article qui explique à quoi l'avenir de Twitter pourrait ressembler.

Dans le détail ca donne : 

- Possibilité de voir le cours de bourse d'une marque en rajoutant un "$" (cashtag) devant le nom d'une entreprise 

- Modification de l'API au grand désarroi de l'écosystème

- Twitter essaie de reprendre la maîtrise de ses services : Fin du partenariat avec Linkedin, Instagram et Tumblr

 

Allez hop, c'est la rentrée, on reprend tous notre cartable, nos livres et nos devoirs !

Bon courage à tous !

 

  • 25 Commentaires

Le mépris comme argument marketing ? Le cas des établissements Costes

Le marché du luxe souffre d'une incompréhension majeure qui suppose que le luxe, parce qu'il est cher doit nécessairement être inaccessible au sens premier du terme, c'est à dire dans les relations humaines.

Je crois que, en ce qui concerne les restaurants, on peut décerner la palme aux établissements Costes.

Nous en discutions avec des amis (ce qui vaut cette note aujourd'hui) en se demandant finalement plusieurs choses :

1. Quel est leur établissements le plus détestable? 

2. Est-ce que les serveurs sont formés pour être désagréables?

3. Est-ce qu'ils pensent sérieusement que cela peut être un argument marketing? 

 

C'est vrai qu'en général dans cet établissement, la tendance est à l'embauche de jolies personnes (c'est agréable on ne va pas se mentir) mais pourquoi les rendre méprisants? 

J'ai du mal à croire qu'ils le sont tous naturellement…mais j'ai également du mal à croire qu'on leur apprend à être désagréables.

Bien entendu, on attend d'un serveur d'être rapide, à l'écoute, souriant bien avant que son physique soit avantageux.

[Avant que l'argument massue tombe, j'ai été moi aussi serveur, donc je connais la pénibilité de ce travail] .

C'est une vraie question car il y a une marque de fabrique, une vraie différence que personne n'aura manqué de noter s'il a déjà expérimenté l'un de leur établissement.

 

De manière générale, une marque du luxe doit surtout être empreinte de qualité tant par les produits proposés que par les services évidemment.

Il s'agit donc, avant toute choses, de servir au mieux le client quelque soit son apparence.

Le raffinement de l'ensemble créé la différence, le respect et donc une forme de distance naturelle eu égard aux matières/ingrédients et au créatif/chef.

 

Imposer une sorte de distance factice dans les rapports humains pour bien faire sentir la différence est l'argument du pauvre, trop souvent utilisé par les marques premium qui veulent montrer leur coté haut de gamme.

Cela est d'autant plus vrai dans la restauration…il suffit de demander aux étudiants de l'école hôtelière pour se rendre compte que le service est au coeur de ce business.

En ce qui concerne Costes, je ne pense pas que l'on puisse dire que ce sont des restaurants de luxe car le raffinement n'est pas exactement au rdv (si ce n'est par les emplacements). Ce sont donc des endroits premium désagréables.

On ne peut pas leur enlever leur succès mais je pense qu'ils y gagneraient tellement en traitant les individus comme des clients. 

Sans oublier que le souci des endroits à la mode, c'est que nécessairement, ils ne seront bientôt plus à la mode...ce qui différencie d'un endroit de qualité.

 

 

 

  • 3 Commentaires

Pourquoi les femmes achètent plein de sacs à main et les hommes des grosses voitures

En pleine lecture de "Nouvelle Terre" d'Eckhart Tolle sur la différence fondamentale entre l'ego et le mental, un paragraphe est dédié au marketing et en ce temps de vide intersidéral comme à chaque 1ère semaine d'aout, je me suis dis que cela pourrait être intéressant de le partager avec vous.

Même si vous connaissez évidemment ce qu'est notre métier, je trouve ces lignes particulièrement intéressantes à lire tant nous pouvons parfois nous perdre tant en qualité de marketer que de consommateurs d'ailleurs.

 

"Les spécialistes du monde de la publicité savent très bien que s'ils veulent vendre  ce dont les gens n'ont pas vraiment besoin, ils doivent les convaincre que ces choses ajouteront quelque chose à la façon dont ils se voient ou dont ils sont vus par les autres. 

Autrement dit, ces choses ajouteront quelque chose au sens qu'ils ont d'eux-mêmes.

C'est ce qu'ils font en vous disant par exemple que vous vous distinguerez des autres en employant tel ou tel produit, ceci sous-entendant que vous serez plus pleinement vous-même. 

Ou bien ces spécialistes créeront une association dans votre esprit entre le produit et une personne célèbre, une personne jeune et attirante ou une personne qui à l'air heureuse.

Même les photos de célébrités âgées ou décédées les montrant dans la force de l'âge fonctionnent bien.

La supposition silencieusement suggérée est que, en achetant le produit et par quelque geste magique d'appropriation, vous deviendrez comme eux, ou plutôt comme l'image qu'ils renvoient.

Alors dans bien des cas, vous n'achetez pas un produit, mais un "renforceur d'identité". Les étiquettes de grandes marques sont fondamentalement des identités collectives que vous "achetez". Comme elles coutent cher, elles ont par conséquent, un caractère d'exclusivité.

Si tout le monde pouvait les acheter, elles perdraient leur valeur psychologique et tout ce qu'il vous resterait serait leur valeur matérielle qui ne correspond qu'à une fraction de ce que vous avez payé.

Les choses auxquelles vous vous identifiez varient selon les personnes, l'âge, le genre, le revenu, la classe sociale, la mode, la culture… Ce à quoi vous vous identifiez concerne le contenu, alors que la compulsion inconsciente à l'identification concerne la structure. C'est une des façons les plus fondamentale dont le mental fonctionne.

Paradoxalement, ce qui maintient la soi-disant société de consommation active, c'est le fait que la tentative de se retrouver dans ces objets ne fonctionne pas. 

Comme la satisfaction de l'ego est de courte durée, vous en voulez davantage.

Donc, vous continuer d'acheter et de consommer.

Bien entendu, dans cette dimension physique où notre moi de surface réside, les choses font nécessairement et inéluctablement  partie de nos vies. Nous avons besoin d'un toit sur la tête, de vêtements, de meubles, d'outils, de moyens de transport…

Il se peut également que nous accordions de la valeur à certains objets en raison de leur beauté ou de leur qualité intrinsèque.

Le sentiment de fierté, de se distinguer des autres, l'apparent renforcement du soi par un "plus que" et l'apparente diminution du soi par un "moins que" ne sont jamais bien ou mal. C'est juste l'ego. Et il n'y a rien de mal à l'ego : il est seulement inconscient. Quand vous observez l'ego en vous, c'est que vous commencez à le dépasser. Ne prenez pas l'ego trop au sérieux et quand vous le surprenez chez vous dans certains comportements, souriez-en. Riez-en même.[…]

L'ego a tendance à assimiler l'avoir à l'être :j'ai donc je suis. 

Et plus j'ai, plus je suis. L'égo vit de la comparaison.

La façon dont les autres vous voient devient la façon dont vous vous voyez. Autrement, dit, si tout le monde habitait un château, vous pourriez vous distinguer en aménageant une hutte toute simple."

 

Sans être anti consumériste (qui serait aussi une posture - vous l'aurez compris) c'est bien de pouvoir se reposer sur les bases et aussi d'avoir une vision un peu critique de notre métier. Peut être même que cela vous donnera envie de lire ce livre plein d'enseignements pour une vie plus heureuse ou, à minima, plus saine.