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Story Telling réussi pour Philips – Eveil Lumière

Cela fait un petit moment que je ne fais plus d'articles sur des opérations de communication et pourtant ce cas m'intéresse (et puis ca permet de sortir des médias sociaux 1 seconde parce que bon…).
Quand j'étais à Birmingham, je me suis réveillé un jour et j'étais particulièrement heureux sans que je puisse expliquer pourquoi.
Quelques minutes plus tard, je réalisais simplement qu'il faisait soleil !
Ce micro épisode de ma vie m'a marqué et m'a fait réalisé à quel point la lumière pouvait avoir un effet sur l'humeur.
Si je parle de cela, ce n'est pas tant pour vous raconter ma vie que pour rebondir sur l'opération menée par Philips à Longyerabyen en Norvège ou le soleil se couche fin octobre pour se lever début mars.
4 mois donc où les habitants de cette ville vivent totalement dans l'obscurité.



Ils ne sont d'ailleurs pas les seuls à vivre de longs jours dans l'obscurité mais je crois qu'ils tiennent le record…
On imagine mal l'implication de vivre totalement dans l'obscurité : ne jamais savoir l'heure qu'il est, ne jamais avoir envie de se lever…et bien sur le moral…
Je parlais dans une note sur le marketing de l'expérience de l'éveil Lumière car ce produit apporte clairement quelque chose de plus au réveil en reproduisant la lumière du jour et le chant des oiseaux.
Philips a donc décidé de prêter à un certain nombre d'habitants de cette ville leur produit afin qu'ils se réveillent en lumière.
Alors évidemment, je ne suis pas dupe, les gens n'ont pas attendu Philips pour trouver des solutions et se sont habitués à leur vie dans le noir mais est-ce que l'on s'habitue vraiment à ce genre de choses ? Comme de vivre à coté d'une autoroute ou d'un aéroport – je trouve ca facile de dire : "ils s'habitueront".
Alors, quand une marque peut apporter un peu de bien être gràce à un produit, je trouve l'histoire vraiment intéressante et le story telling réussi et pour cause, il dépasse le cadre du marketing et devient utile et expérienciel !

gregfromparisAuteur: Grégory Pouy

Comments :

  1. Ben Kolb wrote…

    Je like!

    Pour ma part et comme tu le décris à la fin de ton post cela rentre dans la dimension de brand utility (dont voici un slideshare très intéressant http://www.brandutility.net/ ).

    Cette approche permet à la marque d’apporter une valeur ajoutée, qui est l’essence même du « marketing with meaning » (marketingwithmeaning.com de Bob Gilbreath), que l’on voit de plus en plus se développer et qui se définit comme la suite de permisive marketing.

    Le but est de développer le capital sympathie auprès de la marque pour que les freins à l’achat, surtout le prix, soient mis de coté.

    Merci en tout cas pour ce post.

  2. Cedric MALLET wrote…

    Très belle opération ! Merci pour cette découverte Greg.

    Je trouve effectivement le story-telling très intéressant, très chaleureux. On a l’impression de faire connaissance avec les habitants de cette ville, et on se doute qu’il y a un vrai enjeu pour eux sur le réveil ;).

    Le mini-site autour de la vidéo est excellent aussi, accordant une grande part à l’humain (et bien réalisé, ce qui ne gâche rien).

    Il permet de « suivre » l’histoire de cette opération, pour terminer sur une conclusion sans appel : 98% des habitants de Longyearbyen vont continuer à utiliser ce réveil.

    Vraiment une belle trouvaille.

  3. Samuel A. wrote…

    Le but n’est pas QUE de développer le capital sympathie en vérité.

    Je ne réécrirais pas le très bon article de Michael Porter paru dans le dernier Harvard Business Review (http://hbr.org/2011/01/the-big-idea-creating-shared-value/ar/1) mais au delà de l’action de communication, l’utilité (et surtout la valeur partagé) n’est pas seulement une question de capital sympathie mais également un enjeu en terme de business parce que c’est une façon d’investir, de manager et de créer qui apporte de la productivité, de l’innovation, etc, et un avantage concurrentiel d’une importance appuyée.

  4. greg wrote…

    Merci beaucoup pour ces liens.
    Je rejoins un peu Samuel sur son analyse, c’est à dire qu’il y a un vrai enjeu business derrière tout cela.

  5. Stephanie wrote…

    Oui c’est vraiment réussi. Je trouve ca vraiment génial car on pourrait en effet presque croire que la marque fait ca pour le consommateur, alors qu’elle fait tout ça avant tout pour développer son portefeuille produit et donc ses ventes.

    Je voulais savoir quelle était votre source. Je suis étudiante et j’aimerais beaucoup connaître les dernières campagnes, mais je ne sais jamais où trouver l’info avant qu’elle ait déjà fait le tour du net.

    Merci!!

  6. Olivier B. wrote…

    en fait gregory dispose d’une armée de stagiaires qui font des recherches la nuit pour lui, afin qu’il puisse poster des infos intéressantes en journée.
    Comme on le fait tous, en fait !

  7. Samuel A. wrote…

    J’affinerais un peu ton analyse pour le coup : Même si bien sûr le but est de développer le portefeuille produit et le CA, cela passe nécessairement par créer du produit pour le consommateur, en répondant utilement à ses besoins. Ce ne sont pas deux objectifs séparés mais une cause et sa conséquences, ou un but et son moyen pour l’atteindre.

  8. Audrita wrote…

    Je l’ai je l’ai c’est mon réveil ! Sans blague c’est un très bon produit, moi il me change la vie. Et sinon, comme tu le dis si bien, ce produit apporte « clairement » quelque chose au réveil. Bien dit l’ami !

  9. Samuel A. wrote…

    Qu’un demi plagiat.

    Tropicana, c’est une action de comm’ simple.
    Philips eux offrent un produit jouant sur le même besoin. Effectivement, ils ont joué sur le même besoin et avec le même principe, mais la différence majeur, c’est que Tropicana est un happening (avec un testing produit en mineur oui) alors que Philips est purement une expérimentation du produit.

    Mais c’est vrai que les deux se ressemblent beaucoup.

  10. LucieCosma wrote…

    En effet, belle opération de communication. Le temps du Staffordshire, humm comment dire toujours nuageux ! J’habite à Stoke-on-Trent et à vrai dire avant de venir ici, je n’avais pas vraiment réalisé à quel point la lumière influençait mon humeur.

  11. greg wrote…

    Mes sources sont diverses entre les mails que l’on m’envoie, les twitt, les flux RSS…

  12. greg wrote…

    C’est exactement ce que j’allait répondre…

  13. greg wrote…

    Je ne l’ai pas testé pour ma part mais je me doute oui

  14. Samuel A. wrote…

    Désolé 😉

    Je devrais peut être me montrer un peu moins présent ici… :p

  15. 40centimes wrote…

    Sans dire que c’est du plagiat, c’est vrai que Tropicana avait eu la même idée. Je trouve que Phillips est plus cohérant que Tropicana dans son opé. Par contre la vidéo Tropicana était jolie et assez courte. Ici on a un spot de 5 minutes… Trop long. Il manque cruellement de rythme. Une ou deux interview auraient suffit. Au bout d’un moment, on ne s’identifie plus aux habitants, on décroche.
    Et encore une fois, on reste sur le schéma problème, solution, réponse bien interprété par l’agence John St et son Pink Ponies.

    Je vous rejoins par contre sur le concept de brand utility. Le produit correspond à un besoin. Je regrette pas l’idée mais la réalisation.