• 5 Commentaires

Quel avenir pour le marché de la musique ?

Forrester musique en ligne
Je me lance sur un terrain que je connais peu et j'annonce d'ores et déjà que je serais ravi de précision de la part de spécialistes du marché, toutefois, à l'occasion du Midem, j'ai pu lire pas mal d'articles, en particulier chez Marie et une étude de Forrester précisément sur le sujet. Et puis, un blog est aussi fait pour lancer des discussions, bref...

Plus que compliqué, ce marché est complexe et n'arrive pas à gérer sa mutation alors que pourtant cela fait d'ores et déjà quelques années qu'il évolue (rapidement certes).

Si je ne crois pas que les consommateurs dénient, le talent, la création et le travail nécessaire pour faire de la musique, ils lui donnent malgré tout de moins en moins de valeur financière ou en tous cas, ils sont moins prêt à la payer au prix vendu.

Ainsi, Youtube se révèle de plus en plus pertinent pour la musique représentant selon Forrester 28% des usages en Europe.

Les usages sont éclatés avec des usages divers en fonction des générations très clairement.

Les CD arrivent encore à tenir la route mais on voit bien que la tendance est à la baisse (chute ?), la radio reste un médium majeur mais vieillissant (séduit particulièrement les plus de 25 ans), le piratage est plutôt l'usage des 16 /24 ans et les plus jeunes (moins de 16 ans) écoutent de la musique sur leur téléphone ou consomment majoritairement sur Youtube.

Cela donne une indication sur la manière dont ce marché risque d'évoluer.

Cette dernière génération n'a connu que de la musique digitale sans le système de distribution que nous avons tous en tête (nous les vieux).

Accompagné du fait qu'ils n'ont, à cet âge, pas d'argent, ils trouvent logique de bénéficier de musique gratuitement et à la demande.

Par contre, la dimension sociale, le fait de se faire valoir au travers de playlist, de trouver les morceaux préférés de leurs amis, de partager sur leurs espaces sociaux via des "embed"… est particulièrement clef !

Tandis qu'à l'inverse, stocker de la musique d'une manière ou d'une autre ne leur semble plus trop pertinent (sauf pour les gros consommateurs).

Les usages des digital natives sont clefs pour l'avenir de la musique puisque c'est évidemment eux qui sont en train de le dessiner et autant dire que l'équation n'a pas qu'une inconnue…

Le développement de la musique sur téléphone pourrait laisser entrevoir que les partenariats mis en place entre les majors et les opérateurs seraient une potentielle clef du succès comme les partenariats entre Orange et Deezer par exemple mais sincèrement j'ai un peu de peine à y croire.

Je ne crois pas du tout aux restrictions pour un marché comme celui là et elles finiront par éclater (pour moi c'est déjà fait), donc on peut d'ores et déjà se dire que le nombre d'intermédiaires doit baisser.

Ainsi, comme avec Wizee qui permet aux artistes de gérer eux même leur personal branding au travers d'un blog, je crois que les artistes (à part quelques uns) vont s'entourer de manière plus resserré qu'avant.

Si les consommateurs ne veulent pas dépenser d'argent, ils ont du temps, de l'attention à donner surtout si le contenu peut leur permettre de se mettre en avant sur leurs espaces sociaux (exclu par exemple).

In fine, je crois que la monnaie d'échange va nécessairement (au moins en partie) évoluer.

 


Ambiance musicale du dimanche: Bam Bam Sister Nancy

J'ai passé la moitié de cette semaine à Amsterdam où je faisais une session de formation sur 1 jour pour une entreprise française qui avait réuni ses directeurs marketing sur l'ensemble de l'Europe.

Expérience forcément fatigante d'autant plus en anglais mais c'est aussi agréable pour les rencontres, les discussions générée.

Je crois que cette entreprise est prête à tester, à aller plus loin, il lui faut juste une petite impulsion que j'espère avoir participé à donner. L'avenir le dira.

Autrement, le WE dernier je suis allé voir l'exposition de Basquiat, c'était vraiment chouette. Ca me donne envie d'aller en faire quelques autres ! 

Cette semaine, j'ai fait la fête vendredi soir avec plein de gens que j'adore et d'autres que je ne connaissais pas ou peu mais qui se sont révéler de bons potes de soirée.

 

Coté musique, je suis retombé un peu par hasard sur cette chanson que je connaissais par coeur pour être l'un des morceaux phares du reggae mais je ne savais pas du tout qui le chantait… L'ayant retrouvé je vous en fait profité ! 

Pour avoir écouté les autres morceaux, elle a un flow incroyable ! 

Finalement, c'est plutôt rare d'avoir des femmes au mic et franchement ca tue !

 

Bonne écoute et bon dimanche.

 

  • 21 Commentaires

Etes vous un hipster qui s'ignore ? Tentative de définition

"Tumblr est le repère des hipster !"

C'est une phrase que l'on m'a sorti et qui m'a marqué parce que je ne connaissais pas vraiment ce mouvement de tendance.

Pourtant, le New York Times a employé le terme plus de 250 fois en 2009… et depuis on ne cesse de le voir partout.

Je profite d'un article du Courrier International dans lequel Mark Grief (qui a écrit un bouquin intitulé "What was the Hipster ? A sociological investigation") nous explique en 4 pages le phénomène pour vous le décrire à mon tour.

Le moins que l'on puisse dire c'est que ce terme a évolué pour désigné beaucoup de mouvements différents.

A l'origine (fin des années 40), il s'agit d'une figure de la culture afro américaine puis dans les années 50, il désigne une avant garde blanche avec une profonde expérience du cool gardant malgré tout l'énergie des noirs américains dans leur révolte contre l'ordre établi.

Mais au fur et à mesure, ce mouvement est devenu totalement insensible aux enjeux raciaux.Le terme a peu à peu disparu jusqu'à devenir une forme d'insulte désignant un imposteur "m'as tu vu".

Et puis il a refait surface en s'inspirant de la culture indie avec un rejet du consumérisme, désignant alors une personne qui pourrait être vue comme marginale mais participant en même temps à la culture dominante (cf les start-uper ayant fait fortune mais restant en basket, jean et sweat).

Aujourd'hui, il s'agit d'un mouvement planétaire, le hipster lit Vice (mot clef de la culture hipster) prenant appui sur la violence et le carractère rebelle du "white crash" des couches inférieures  des classes moyennes américaines. Il habite des enclaves urbaines déjà occupées par d'autres communautés mais sans volonté de s'intégrer à la population locale.

D'ailleurs, le cofondateur de Vice s'est exprimé en ces termes en 2003 : " Peu m'importe d'être entouré de Hipster, au moins ce ne sont pas des putains de nègres ou de Portoricains. Au moins ils sont blancs". Hum, ca fait rêver non ?

Au final le Hipster n'est pas à l'avant garde, il s'agit simplement d'une communauté de personnes promptes à adopter la tendance, l'auteur du livre allant jusqu'à les décrire comme "parasites" d'une sphère créative (artistes, militant, écrivains…).

Histoire de le décrire au travers d'un stéréotype (on adore tous ca même si toute généralité est par essence fausse) pour que vous voyez de quoi on parle : barbu, aime les vélos à pignon fixe, a fait un retour en arrière technologique (back to the Vinyls), porte (ou portait) des jeans slims, aime le savoir faire artisanal, aime Américan Apparel, Animal Collective et plutôt blanc donc.Une sorte de faux rebelle à la mode donc.

Alors vous en êtes ? 

  • 1 Commentaire

Savoir c'est savoir que l'on sait pas [d'autant plus dans le digital] !

A cette période où l'on voit énormément de notes sur les tendances 2011 sortir (j'en ai même sorti une ou presque c'est pour dire), il est bon de rappeler que même si on regarde comment les choses évoluent, personne ne peut dire comment le digital va évoluer.

C'est évidemment un exercice intéressant mais il est important de rester humble par rapport à tout cela car si le web nous a appris quelque chose, c'est qu'il va vite, très vite !

Des choses que l'on pensait possibles ne voit jamais le jour, des choses que l'on imaginait pas, surgissent de manière durable (ou pas), bref…

C'est un état de fait très perturbant pour les marketers qui doivent provisionner leur budget en septembre pour l'année suivante en sachant précisément où ils vont investir et puis pour ces derniers, c'est aussi rassurant de se dire qu'ils vont pouvoir s'appuyer sur des gens qui savent EUX.

Entre vous et moi, personne ne sait…et les pseudo experts très surs d'eux me font toujours beaucoup rire en fait.

A mon niveau, je crois que ce qui fait la différence, c'est que je n'ai que très peu de certitude (si ce n'est les valeurs humaines, d'où ma note sur le retour en force de la sociologie) et que je lis beaucoup pour tenter de comprendre la manière dont les choses évoluent, je suis ouvert aux changements, aux choses nouvelles…Je n'ai pas peur de dire que je ne sais pas quand c'est le cas et je ne crois pas que cela fasse de moi quelqu'un de moins compétent.

Je crois finalement que le digital pousse à devenir souple dans sa vision de la communication et du marketing tout en s'appuyant sur des bases solides.

En dehors des lancements produits (qui eux surfent sur les tendances) je crois qu'il faudrait presque prévoir une ligne "innovations digitales" dans les budgets qui permettrait à une marque de rebondir sur un réseau ou sur un service qui explose d'un coup.

  • 35 Commentaires

Quick s'en va en crise et avec elle le secteur de la restauration rapide.

Cela a été annoncé ce matin, 2 personnes (1 père et son fils) ayant mangé chez Quick vendredi sont tombées malades quelques heures après et le fils est mort. Fait divers terrible.

Alors bien sur, personne ne sait si le restaurant est la cause de la mort mais c'est vraisemblable.

La crise ne vient d'Internet et encore moins des médias sociaux, mais ce qui est intéressant, c'est que si les médias classiques sont raisonnés et vont en parler tout en laissant l'enquête suivre son cours, les internautes vont aller beaucoup plus rapidement car très souvent vraisemblable = vérité. C'est déjà entamé sur la page Facebook de Quick sur laquelle vous arrivez encore sur un jeu concours par défaut et où leur dernier message est  "Un max de plaisir qui donnera le sourire".

La crise est arrivée vendredi, ils auraient déjà du réagir ce WE...

Ce cas me fait penser à celui de Domino's Pizza en bien pire évidemment puisqu'ici il n'y a pas de vidéo stupide mais 1 mort...

Cela va faire souffrir toute la filière de la restauration rapide au final et pas seulement Quick.

La "malbouffe", comme on l'appelle aussi, va devoir se justifier dans les jours à venir et modifier complètement sa communication pour rassurer la clientèle.

Je souhaite bien du courage aux équipes de Quick pour faire face à cette crise qui va prendre de l'ampleur dans la journée et dans celles à venir.

Je pense qu'ils vont préférer se taire sur le digital et faire une simple conférence de presse /présence au 20h mais j'aurais tendance à leur conseiller de prendre la parole tout de suite via une vidéo du PDG sur Youtube pour dire qu'ils sont en train de faire tous les efforts pour comprendre ce qui s'est passé. Je leur conseillerais également de répondre à chaque mention sur twitter, Facebook et autres forums.

J'hésitais à faire une note aujourd'hui pour dire que ma présentation sur l'ereputation était disponible en français, il m'en donne une triste raison :

 

Ereputation - Etes vous prêts pour la guerre ?
View more presentations from Gregory Pouy.
EDIT : un billet surfant sur l'actualité doit forcément être mis à jour et j'avoue que j'ai été agréablement surpris de voir que Quick avait, en plus de son communiqué de presse, mis un message empathique du PDG sur une page Facebook.
J'ai été agréablement surpris également de voir le nombre de fans défendant la marque sur la page Facebook. A suivre donc.
A noter que de manière assez cynique, les événements en Russie ont totalement fait disparaître l'histoire de Quick.
  • 1 Commentaire

Ambiance musicale du dimanche : Parlez vous anglais ?

Cette semaine a été plutôt sympa.

J'ai eu de chouettes retours de la présentation que j'ai faite sur l'e-reputation :

- Présentation la plus vue sur le sujet sur slideshare

- L'une des présentations les plus vues du mois tout sujets confondus

- Des articles et des compliments

- La version française qui est passée dans Stratégies

- Déjà la présentation française se classe parmi les priez les plus vues de la semaine alors qu'elle a été mise en ligne vendredi…

 

J'avoue que tout ca me fait plaisir, je ne peux pas nier et je pense qu'il faudrait que je sois bien blasé pour que ca ne soit pas le cas.

Autrement, hier je me suis acheté un objectif, un sigma 30mm à 1.4, des mois que je voulais l'acheter et hop me voilà passer à l'acte et j'en suis déjà hyper content !

Par contre, j'ai aussi réalisé que mon scooter était un gros handicap pour faire des photos car je ne me balade plus vraiment, je vais d'un point A à un point B le plus rapidement possible tandis qu'avant je prenais le métro, je marchais beaucoup…

Malheureusement la photo ca ne se décrète pas, il ne s'agit pas de se dire : "tient aujourd'hui je vais sortir faire des photos", mais d'être prêt à chaque instant à saisir un moment de vie.

Bref…

Coté musique, c'est vraiment très drôle car j'ai reçu un mail pour découvrir un clip et en l'ouvrant j'ai réalisé qu'il y a plusieurs personnes et en particulier le chanteur que je connaissais bien. Il s'agit du petit ami d'une fille qui a bossé avec moi chez Vanksen (et qui est aussi dans la vidéo) et puis une ancienne de mes collaboratrices apparaît également. 

La sensation est assez incroyable quand vous ne vous y attendez pas et puis le clip et la musique sont plutôt sympas, alors enjoy !

 


Parlez-vous anglais? - Ultrapreiss (official video)
envoyé par FTW. - Regardez plus de clips, en HD !

Bonne écoute et bon dimanche.

 

  • 7 Commentaires

Médias Sociaux : en 2011 on se redit la même chose ?

Depuis 5 ans et demi que mon blog existe, j'ai vu sa ligne éditoriale évoluer, du marketing, au buzz, au viral, au social media…j'essaie d'écrire un blog qui m'intéresserait moi avant tout.
Dernièrement, je me demandais ce que j'allais pouvoir dire en 2011 car sur les médias sociaux, nous avons plus ou moins fait le tour et puis plus c'est trop, non ?
Alors évidemment, j'ai lu énormément de notes de tendances, j'ai même hésité à en faire un remix/résumé mais Emmanuel le fait parfaitement.
Toutefois,l'un des papiers m'a marqué parce qu'il correspond précisément à ce que je pense, c'est celui de Forrester sur les média sociaux justement.

Il est évident que le bruit devient à la limite du supportable pour les internautes (pour reprendre la phrase du PDG de Google, Eric Schmidt, "le monde créé désormais autant d'informations en 2 jours que celle qui a été créé entre sa création et l'année 2003 (…)".
Ce bruit est généré par du contenu créé par des consommateurs mais également par les marques qui pour la plupart ont compris qu'elles devaient aller sur les médias sociaux mais ne veulent (pour la majorité) pas comprendre comment.
En 2011, cela va être beaucoup plus dur car le marché devient de plus en plus mature que ce soit du coté des consommateurs ou du coté des marques (certaines d'entres elles en tous cas) et des écarts vont se creuser.

L'occasion sans doute de voir des choses très intéressantes !


Du bruit, du bruit, du bruit

l'UGC ne va pas aller en diminuant à priori et les internautes sont de plus en plus présents sur les médias sociaux(59% des américains de plus de 21 ans), ont de plus en plus d'amis (220 en moyenne pour la génération Y). Les statuts bien sur, mais aussi les check-in, les participations à des jeux…participent au bruit ambiant.
Là dedans les marques ne pourront plus avoir une démarche "publicitaire" au risque d'être totalement rejetée. Il ne s'agit pas d'être simplement présent (la majorité ont prévus d'y investir beaucoup plus que l'année passée) mais d'avoir une démarche engageante pour les consommateurs.

  • 8 Commentaires

L'utilité : Clef de la réussite de la communication digitale ?

Voilà plusieurs fois que j'écris sur le sujet mais plus j'avance dans mes réflexions en lisant mes petits camarades ici et là mais aussi tout simplement en y réfléchissant 2 minutes, il me semble de plus en plus évident que pour qu'une communication puisse sortir du lot, elle doit nécessairement être utile.

Alors évidemment vous allez me dire que la majorité des choses que l'on voit ne sont pas utiles, c'est juste "drôle".

Mais, à mon sens, faire naître des émotions est une forme d'utilité.

En toute honnêteté, je suis assez content de voir que c'est le chemin stratégique qu'à décidé de prendre l'agence pour laquelle je bosse.

C'est assez rare que je fasse des post ou je parle concrètement de mon entreprise (et c'était la même chose quand j'étais chez Vanksen ou chez Bouygues Telecom encore avant) mais je dois dire que je suis en harmonie avec le positionnement de mon agence et c'est plutôt cool ca !

Alors évidemment, nous ne sommes pas les seuls à nous positionner sur l'utilité mais chez nous c'est une réalité opérationnelle et les petites vidéos expliquant notre positionnement et notre manière de travailler sont plutôt réussies au final !

C'est drôle comme Nurun n'est pas forcément hyper connue alors qu'il s'agit de l'une des plus grosses agences digitales en France avec des recrutements très nets qui nous positionne vraiment pas trop mal dans le milieu des agences qui essaient de faire un truc en digital...

Comment travaillons nous ?

Le design Thinking