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Une expérience sociologique qui en dit long sur les réseaux communautaires

Je parlais lundi de la nécessaire évolution de l'organisation des entreprises et aujourd'hui, on va partir du coté de l'expérience.
L'année dernière le Pentagone a déssiminé 10 ballons météo rouge dans l'ensemble des Etats-Unis en promettant un prix de $ 40 000 à quiconque saurait les positionner précisément.
Des  milliers de groupes se sont créés afin de retrouver ces ballons.
Le MIT a pris part à la compétition en proposant un système très simple :  celui qui trouvait 1 ballon recevait $2 000 si l'équipe gagnait, la personne qui avait recruté le gagnant récupérait $1 000, celui qui avait recruter ce recruteur gagnait $500 et ainsi de suite pour qu'enfin la somme maximale par ballon ne dépasse pas les $ 4 000.
En 2 jours ils avaient recruter 100 000 personnes et 6 h plus tard les 10 ballons étaient retrouvés.
Une expérience sociologique qui semble logique quand on la lit, cependant, plusieurs choses sont intéressantes. D'abord la vitesse à laquelle le digital permet d'executer cela mais plus encore le fait que la collaboration soit souvent la clef de voute de la réussite.
Ainsi le MIT fait écho d'une autre expérience dans un call center (celui de la Bank of America) qui (suite à l'input des équipes de recherche de l'université) a réaménagé ses pauses café pour inviter les opérateurs à discuter entre eux de manière informelle. Le résultat a été un gain de productivité (appels plus rapidement réglés, moins de stress aussi) équivalent à une économie de $15 millions/an.
Je crois que pour les entreprises cela veut également dire qu'elle serait plus fortes en collaborant avec la masse. Les plateformes comme feedback 2.0 et consoeurs permettent, et c'est inédit, de cocréer avec ses consommateurs en leur demandant ce qu'ils souhaitent voir apparaître…on est jamais plus fort qu'en groupe, surtout quand le groupe est constitué de vos meilleurs clients…

gregfromparisAuteur: Grégory Pouy

Comments :

  1. cruzjh wrote…

    Bonjour,

    Il est sûr qu’en s’adressant directement à la « masse » c’est le meilleur moyen d’être au plus proche des attentes de cette dernière, mais en cas de rupture d’innovation la masse ne peut aider car inconsciente de ces besoins là, donc la cocréation n’aboutit pas à ces best-sellers. (je pense notamment à l’iphone ou à ces innovation qui chamboulent totalement le marché et qui répondent à des attentes quasi non conscientes).

    Quoi qu’il en soit je suis d’accord avec vous sur le fait de cocréer c’est une valeur totalement 2.0 🙂

    Bonne journée

  2. Jean-Rémi wrote…

    « Ainsi le MIT fait écho d’une autre expérience dans un call center (celui de la Bank of America) qui (suite à l’input des équipes de recherche de l’université) a réaménagé ses pauses café pour inviter les opérateurs à discuter entre eux de manière informelle. Le résultat a été un gain de productivité (appels plus rapidement réglés, moins de stress aussi) équivalent à une économie de $15 millions/an. »

    Auriez vous plus d’informations sur cette expérience? Elle semble très intéressante!

  3. Andrea wrote…

    Il faut pas non plus mélanger co-creation et crowdsourcing advertising pour exemple, de quoi je devrais aussi en parler dans le blog de Naro bientôt:. Ce que tu a expliqué dans le post est un bon exemple de co-creation.

    Andrea aka womarketing

  4. Fred wrote…

    Au delà de cette co-création que permettent des outils tels que Feedback 2.0 c’est aussi leurs possibilités d’engagement et de reconnaissance client (je parle, je suis écouté par l’éditeur et la communauté, on me répond, on m’aide, on me conseille). C’est la première pierre de la co-création et celle-ci est déjà excellente !

    Mais la démarche de l’entreprise ne doit pas s’arrêter à la mise en place de ce type d’outils et prendre véritablement en compte les retours de ses « clients ». Et la principale difficulté est très certainement là !