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Pourquoi les marketers offline ont une longueur d'avance en digital

Parfois, j'ai l'impression qu'il y a une forme de racisme social des gens du digital pour les gens du offline (bouh pas beaux, ils sont dépassés).

Alors, bien sur les digital native maîtrisent parfaitement le digital (quoiqu'ils savent plus l'utiliser que l'expliquer), bien sur les gens qui bossent dans le digital connaissent bien leur média, bien sur les bouquins type Kotler sentent un peu la poussière mais attention, il ne faudrait pas jeter le bébé avec l'eau du bain !

Malheureusement, dans cette période ou tout va de plus en plus vite, et dans laquelle les jeunes veulent mettre les vieux au placard, il y a une vraie exclusion sociale à ceux qui ne sont pas "digital addict".

La vérité c'est que le digital est encore dans sa phase préhistorique et pour avoir travaillé 6 ans dans le "offline" et 5 ans dans le "online" (et je ne suis pas tout seul), force est de constater que la majorité des techniques du offline fonctionnent aussi online et que les "jeunes cons" ont beaucoup à apprendre des "vieux cons".
Évidemment, les règles du jeu ont évolué mais on peut tout à fait les appréhender et les intégrer.
D'ailleurs, la règle dans le digital est bien de ne jamais considérer savoir mais d'être en apprentissage perpétuel (ou quasi), donc plus riche est votre background, plus vous serez pertinent si vous vous donnez la peine.

J'ai un excellent exemple personnel d'ailleurs d'une ancienne boss à moi (du offline) passée directrice du digital (après avoir été directrice marketing d'un des plus gros site marchand français) dans une grande enseigne et qui explique ce qu'elle faisait en offline pour faire de la promos et les effets s'en font ressentir de manière très très forte sur le site.

Il ne faut pas rêver, les bases restent les même malgré tout et il ne faut pas le perdre de vue !

D'ailleurs, c'est intéressant de voir comment désormais cette barrière entre offline et online s'est complètement désagrégée et si je n'ai de cesse de répéter que finalement les médias sociaux se jouent dans la vraie vie, les nouveautés comme Foursquare et plus récemment Facebook Place montrent le chemin d'une voie commune. Idem avec le mobile d'ailleurs.
Des blogs bien pensés comme celui ci essaient justement de faire le pont d'ailleurs.

gregfromparisAuteur: Grégory Pouy

Comments :

  1. Hélène Gloux wrote…

    De la même façon qu’on ne peut plus (ou difficilement) se passer du digital, on ne peut pas faire QUE du digital. Le marketing Off reste donc indispensable, et bien que je sois une digital native qui aspire à bosser dans le online, j’en suis consciente.

    Je pense que le problème de la distinction entre le marketing pur et le digital vient de plusieurs choses dont, en partie, la formation. Jusqu’à maintenant, on n’intègre rapidement le digital aux cours de marketing globaux (une séance, deux peut-être) et en parallèle on propose des formations spécialisées dans le marketing digital. Certes, ces spécialisations sont généralement proposés en fin de cursus et donc après avoir ingérer pas mal de cours de marketing au sens large, mais pour moi la distinction ne devrait pas se faire aussi nettement.

    Les formateurs en marketing (non spécialisés digital) sont pour la plupart réticents face au digital et donc, forcément, une sorte de gueguerre s’installe. Pour exemple, une prof’ de communication a qui j’ai eu à faire (très efficace, au demeurant) a ressenti comme une trahison le fait que je me dirige vers un master spécialisé en webmarketing (elle qui ne me voyait pas faire autre chose que son master com’).

    Alors, certes, ce « racisme social » vient en partie des « jeunes cons » que nous sommes, mais les torts sont partagés… du moins c’est mon opinion.

    PS : personnellement je ne veux absolument pas mettre les « vieux » au placard, on a énormément à apprendre de leur expérience.

  2. Lilian wrote…

    Encore plus des deux-tiers du bouche-à -oreille se fait encore offline. D’accord avec toi sur le fait que ce dernier garde une place importante.

    De plus, une expérience IRL « exceptionnelle » relayée online peut avoir de belles perspectives, de bons retours.

  3. Bao wrote…

    Complètement d’accord avec toi 😉 On a beaucoup à apprendre des techniques offline, même si l’on est digital native

  4. Michael Boamah wrote…

    C’est bon, on es en 2010. Il n’y a plus de offline ou de online en marketing. C’est plutôt ceux qui utilisent encore cette distinction qui sont racistes selon moi.

  5. SamuelAbiassi wrote…

    @Michael_Boamah : Je bosse en agence actuellement et contrairement à l’avancement que tu décris, on est encore aujourd’hui dans une optique online/offline, au moins dans l’approche de la production. Preuve en est des compétences des graphistes par exemple : Les graphistes online ont chez nous des bases en programmation que les graphistes offline n’ont pas. De même, toute l’approche exé est chez nous purement offline. Après, effectivement, peut être que stratégiquement parlant, les choses commencent (et je dis bien commencent) à se mélanger entre le On et le Off, mais la France est quand même très en retard sur ce terrain là. Je commencerais à ne plus différencier les deux quand les annonceurs français redirigerons vers leurs pages facebook ou leurs comptes twitter plutôt que vers leur site web dans leurs campagne print.

  6. Michael Boamah wrote…

    Je veux bien rediriger vers ma page Facebook mais comment je vais récupérer des adresses email ensuite ?

    Non sérieusement, avoir un site web en 2010 n’est pas encore devenu inutile. Après ça ne veut pas dire qu’il faut se passer d’une page Facebook, bien au contraire.

  7. Loic lecharny wrote…

    Je pense que la meilleure chose à faire
    est de rediriger sur les 2 : la page facebook, le twitter,… et le site de l’entreprise.
    Et ce pour plusieurs raisons :
    1) Tout le monde n’est pas sur facebook et twitter et même sur facebook, tout le monde est loin d’avoir le reflexe Facebook même s’ils sont inscris (pour le principe)
    2) Le site de l’entreprise est loin d’être mort. C’est la propriété de l’annonceur. Il est perenne et c’est ici qu’on peut effectivement récolter aussi des données importantes comme adresse email, adresse postale, tel, etc.

    La pérennité des données sur les réseaux sociaux dépendent aussi de la durée de vie du réseau. Si le réseau disparaît, que reste-t-il de la page hébergée sur ce réseau ?
    Je ne pense pas que les RSN vont tuer les sites web des entreprises. Au contraire, cela ne fait que renforcer l’importance d’avoir un blog ou un site « maison ».

  8. Julie Navarro wrote…

    Merci de cette note elle soulève pas mal de choses intéressantes.

    Les réseaux sociaux ne sont que la reproduction des réseaux traditionnels IRL et on a tendance à l’oublier et ce, même si Internet est un territoire dont il est difficile de fixer des limites.

    Aujourd’hui, le tout est de savoir inscrire sa marque dans une stratégie globale. Parler de « on » ou de « off » prouve que nous ne sommes pas (assez) compétents j’ai l’impression. Cela pose la question de la formation comme le dit justement Hélène.Facile à dire n’est-ce pas ?

  9. greg wrote…

    Alors je n’ai surtout jamais dit qu’il ne fallait rien faire en « off » surtout pas et j’ose espérer que personne ne pense de la sorte !

    Et évidemment les torts sont partagés, c’est clair !

  10. greg wrote…

    bien sur il garde une place importante mais surtout les gens du offline ont beaucoup à apprendre aux gens du digital !

  11. greg wrote…

    Moi je suis trop vieux pour être digital native de toute manière :p

  12. greg wrote…

    Je suis d’accord pour dire que la distinction à disparu mais peu en sont encore conscients

  13. greg wrote…

    Evidemment que le site est toujours utile et d’ailleurs, l’idée est d’avoir une présence globale dans l’ecosystème

  14. greg wrote…

    J’ai utilisé cette différentiation car elle fait du sens à de nombreuses personnes mais en vrai, elle n’existe plus évidemment !
    J’ai eu l’occasion de le dire plusieurs fois d’ailleurs !

  15. Hélène Gloux wrote…

    je ne pensais pas non plus que tu disais cela 😉

    mon « intro » était surtout une exagération (très exagérée je l’espère) de ce que certains pourraient penser.