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Les EGOlogues en puissance !

Ego
L'égologie n'est pas un principe nouveau, il s'agit de l'étude du moi perçu comme sujet personnel et déjà Kant en parlait…
C'est Joel de Rosnay qui a rapproché ce concept de ce qui est en train d'arriver en ce moment dans les réseaux sociaux, puisque ces derniers réunit les gens de manière égoïste et participative.
Il s'agit d'une situation inédite puisque finalement on donne de la connaissance pour être reconnu. On appelle cela le personal branding mais Mry notait justement que cela générait également de nombreux écueils…

De plus en plus, un événement, une expérience, n'ont de valeur que s'ils sont partagés – Internet permettant cela, les gens y vont à fond !

Même quand on y pense, quand vous mettez à jour vos statuts (Facebook, Twitter), c'est toujours pour vous mettre en avant d'une certaine manière.
Vous ne twittez pas tous vos achats, vos concerts, vos actions… seulement ceux qui vont dans le sens de l'image que vous souhaitez donner.
Attention je ne m'exclue pas du lot, ma note de dimanche en est la preuve flagrante d'ailleurs mais nous sommes entrés dans une société du paraître et il n'est pas si simple de ne pas entrer dedans (d'autant plus à Paris il me semble).
Mais je diverge un peu…restons un instant sur cet apport d'intelligence (parfois) sur la toile.
Est-ce que ce partage de connaissances (linux, wikipedia, les blogs et même twitter…euh non pas Twitter…) génère des informations superficielles ou permet, au contraire, d'aller en profondeur, d'aller plus vite ?
Joel de Rosnay parle d'une société aux "connaissances modulaires, lacunaires et partagées" dans laquelle nous passons de l'information à la recommandation, cette dernière devenant plus importante que la première.
Reste ensuite la problématique du "qui croire" et de comment démêler le faux du vrai dans cette explosion des contenus UGC (User Generated Content) ?
Le ranking de Google nous prouve chaque jour qu'il n'est plus aussi pertinent qu'il a pu l'être tant la masse d'informations est importante à gérer.
D'où l'importance de prendre du recul face à tout cela. Rappelez-vous les différents contenus qui constituent une entreprise

gregfromparisAuteur: Grégory Pouy

Comments :

  1. Renaud wrote…

    Je pense qu’il faut réellement différencier l’usage des réseaux sociaux. Tous ne peuvent pas ètre mis dans le sac du personnal branding.

    Tout d’abord je crois qu’il ne faut pas oublier, l’esprit de réseaux d’informations quand on parle de Réseaux sociaux.

    Dans mon cas la majorité de mes publications sur twitter se résume à parler de mes centres d’intérêts dans le but d’être suivi par des personnes que je suivrai à mon tour (après une vérification des publications).

    Il me semble en effet que ces personnes ayant les mêmes centres d’intérêts que moi pourront me communiquer des informations sur les sujets qui m’intéressent.

    En effet pour moi twitter est de plus en plus à l’instar de netvibes,un outil pour le suivi d’actualité des sujets qui m’intéresse en plus de celles qui intéresse les personnes que je suis (Cette phrase sera à relire deux fois je pense ^^).

    Si à cela on ajoute l’interactivité entre utilisateur, on se rend compte que twitter est un outil formidable.

    Personnellement je découvre réellement cet outil depuis peu et j’en suis fou.

    Concernant le personal branding dont il est question dans l’article, je pense que sur Facebook par exemple on ne peut pas mentir.

    En effet nos différents contacts ont une image réelle de notre personne. Les différents statuts, mises à jour, ou appartenances à des groupes ne peuvent pas, je pense changer un avis déjà déterminé sur notre personne.

    Pour les réseaux tels que viadéo ou linkedin, n’est ce pas normal d’essayer de se vendre?
    Ces réseaux sont à but professionnel et servent donc à communiquer sur notre personne. Ils ont la même fonction que les CV, portfolio et autres carnets d’adresses.

    Cependant il est évident que les gens (moi y compris) accentue la vérité sur leur connaissances, centres d’intérêt pour se faire croire plus intelligents, cultivés jusqu’à se faire passer pour des experts.

    Mais aujourd’hui ne sommes nous pas suffisamment habitué à cela pour faire le tri entre le vrai, le faux?

    Un jeune étudiant dans la communication et le multimédia simplement intéressé et très loin d’être expert dans le domaine des réseaux sociaux.

    Par exemple mon commentaire, n’a pas pour but de me valoriser mais simplement de demander un complément sur un sujet qui m’intéresse beaucoup et dont je voudrais comprendre les rouages.

    PS: Je suis tombé sur votre blog hier, et je tenais à vous féliciter, j’ai déjà dévoré les 5 premières pages.

  2. greg wrote…

    Merci pour le compliment et pour ce long commentaire auquel je ne sais comment répondre tellement il est long…
    Si tu le souhaites récapitule tes questions et je te donnerais mon avis 🙂

  3. Lucile wrote…

    On est d’accord… et je pense que c qu’un début… la télé réalité aujourd’hui, est transposée selon moi sur les media sociaux… 15 secs de gloire, l’impression d’être important (vu, lu, reconnu ?) société exhibo en mal de reconnaissance ?
    Désir d’être célèbre… à tout prix, sans savoir souvent pourquoi… la « peoplisation phénomène », être « tendance », faire du bruit et donner de moins en moins de matières… Liée à la massification internet ?
    Pas de réponses, juste des questions que je me pose également, et que j’essayerai de formaliser sur un post.
    A bientôt